31/01/200929/01/2009J'ai toujours trouvé intéressant de lire les mots des autres ... de ceux qui ont ... toujours quelque chose à dire ... à partager.
La vie serait-elle une suite de mots que l'on met l'un après l'autre... l'un sur l'autre ... l'un contre l'autre?
Il ne faut pas être lacanien pour savoir le rapport problématique que nous avons tous avec la langue. Nous sommes une construction langagière, discursive avant tout.
Le discours est ce qui tend notre animalité vers notre humanité. La corde tendue en la bête et le (sur)homme est une corde de mots.
Mais... même les mots s'envolent
27/01/2009Les Trompettes De La RenomméeJe vivais à l'écart de la place publique,
Serein, contemplatif, ténébreux, bucolique...
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je dormais comme un loir.
Les gens de bon conseil ont su me fair' comprendre
Qu'à l'homme de la ru' j'avais des compt's à rendre
Et que, sous peine de choir dans un oubli complet,
J' devais mettre au grand jour tous mes petits secrets.
{Refrain:}
Trompettes
De la Renommée,
Vous êtes
Bien mal embouchées !
Manquant à la pudeur la plus élémentaire,
Dois-je, pour les besoins d' la caus' publicitaire,
Divulguer avec qui, et dans quell' position
Je plonge dans le stupre et la fornication ?
Si je publi' des noms, combien de Pénélopes
Passeront illico pour de fieffé's salopes,
Combien de bons amis me r'gard'ront de travers,
Combien je recevrai de coups de revolver !
A toute exhibition, ma nature est rétive,
Souffrant d'un' modesti' quasiment maladive,
Je ne fais voir mes organes procréateurs
A personne, excepté mes femm's et mes docteurs.
Dois-je, pour défrayer la chroniqu' des scandales,
Battre l' tambour avec mes parti's génitales,
Dois-je les arborer plus ostensiblement,
Comme un enfant de chœur porte un saint sacrement ?
Une femme du monde, et qui souvent me laisse
Fair' mes quat' voluptés dans ses quartiers d' noblesse,
M'a sournois'ment passé, sur son divan de soi',
Des parasit's du plus bas étage qui soit...
Sous prétexte de bruit, sous couleur de réclame,
Ai-j' le droit de ternir l'honneur de cette dame
En criant sur les toits, et sur l'air des lampions :
" Madame la marquis' m'a foutu des morpions ! " ?
Le ciel en soit loué, je vis en bonne entente
Avec le Pèr' Duval, la calotte chantante,
Lui, le catéchumène, et moi, l'énergumèn',
Il me laisse dire merd', je lui laiss' dire amen,
En accord avec lui, dois-je écrir' dans la presse
Qu'un soir je l'ai surpris aux genoux d' ma maîtresse,
Chantant la mélopé' d'une voix qui susurre,
Tandis qu'ell' lui cherchait des poux dans la tonsure ?
Avec qui, ventrebleu ! faut-il que je couche
Pour fair' parler un peu la déesse aux cent bouches ?
Faut-il qu'un' femme célèbre, une étoile, une star,
Vienn' prendre entre mes bras la plac' de ma guitar' ?
Pour exciter le peuple et les folliculaires,
Qui'est-c' qui veut me prêter sa croupe populaire,
Qui'est-c' qui veut m' laisser faire, in naturalibus,
Un p'tit peu d'alpinism' sur son mont de Vénus ?
Sonneraient-ell's plus fort, ces divines trompettes,
Si, comm' tout un chacun, j'étais un peu tapette,
Si je me déhanchais comme une demoiselle
Et prenais tout à coup des allur's de gazelle ?
Mais je ne sache pas qu'ça profite à ces drôles
De jouer le jeu d' l'amour en inversant les rôles,
Qu'ça confère à ma gloire un' onc' de plus-valu',
Le crim' pédérastique, aujourd'hui, ne pai' plus.
Après c'tour d'horizon des mille et un' recettes
Qui vous val'nt à coup sûr les honneurs des gazettes,
J'aime mieux m'en tenir à ma premièr' façon
Et me gratter le ventre en chantant des chansons.
Si le public en veut, je les sors dare-dare,
S'il n'en veut pas je les remets dans ma guitare.
Refusant d'acquitter la rançon de la gloir',
Sur mon brin de laurier je m'endors comme un loir.
J'ai osé déranger les culs bénis, je mérite26/01/2009A une perle Je peux croire en toi car tu m'inspires plus que la vie... l'éternité. Je quitte le site quelques temps et je me rends compte qu'il est devenu le refuge des culs bénisParfois, j'ai l'impression de porter le monde sur mes épaules... et ce n'est pas qu'une impression 25/01/2009Que de mots C’est l’histoire toute bête d’un Sigismond qui …ne demandait que … si peu… que cela était… impossible.
C’est l’histoire aussi d’un … faux… tigre … hypnotisé par une perle … qu’il imaginait pouvoir tenir entre ses pattes
Mais avez-vous déjà vu … un tigre … pas assez habile pour retenir ce qu’il tient … ce à quoi il tient … trop puissant … pour ne pas briser … une perle…
24/01/2009Ses mots donnent un sens... à nos mondesRéclamons des funérailles nationales pour feue soupièreRediteNé sous le signe du pendu.
Il y a deux (maintenant cinq ans, p... ce que le temps passe) ans nous avions entrepris avec des amis de faire le tour du Portugal et de l’Espagne en voitures. Je garde un souvenir très gai de ce séjour.
Un jour à Bragance, alors que nous faisions la découverte de la ville fortifiée, un vieille dame assez étrange de surcroît (je n’aurais jamais fait une meilleure caricature de la manouche) s’approche de nous en tendant à chacun une carte de tarot où était inscrite, au dos, l’adresse de son cabinet de cartomancie.
Celle qui atterrit chez moi était celle du Pendu (les autres avaient eu : l’impératrice, l’amoureux, la roue de la fortune -pour Léo- et l’espérance). Mon ignorance de tout cette symbolique, ma fait dire tout haut « décidément, même là j’ai une chance de pendu ». Revenu chez nous, j’ai recherché le sens de ces cartes.
Le PENDU :
Abnégation, dévouement, soumission, sacrifice consenti. (déjà là je me perds ne comprenant pas le rapport entre consentir à un sacrifice et être pendu)
Influence : Lune-Vénus (Je repars dans une librairie spécialisée, j’achète un autre livre sur l’influence des planètes. Je tiens à comprendre un peu le monde qui m’entoure. Et voilà ce que j’y trouve : LUNE : elle symbolise l’enfance, la mémoire, la fécondité. Sous son influence, les gens se révèlent poètes ou vagabonds. Toutefois, elle est au plus haut point, le symbole de l’illusion, du conflit, des désirs inavouables et de la discorde. –ça commence bien – Vénus : elle inspire la beauté, l’amour, l’art. Le vénusien est charmeur, élégant, diplomate, mais sa déduction peut en faire la victime de gens peu scrupuleux, qui cherche à l’utiliser à son insu, quand il prend conscience de son éventuelle futilité, il en devient misanthrope –c’est étrange mais je préfère ce côté de l’influence- Mais en relisant le tout c’est « chloup je rame, chloup je rame, gloup gloup je prends l’eau ») c’est comme même pas une contradiction près qui va m’empêcher de dire qui je suis, continuons alors.
Pour : désintéressement, renoncement aux ambitions personnelles, générosité, altruisme (c’est tout moi cela)
Contre : bons sentiments inopérants, promesses non tenues, projets non exécutés, utopies, amour non partagé (snif snif), bonté qui se laisse exploiter. (en gros, c’est d’avoir de bons sentiments qui ne servent à rien GENIAL)
Le meilleur est pour la fin (je ne sais pas ce que cela veut dire, il y avait 20 pages qui expliquaient ce qu’était l’équivalence alchimique mais c’est 20 de trop selon moi)
Equivalence alchimique :
L’alchimiste doit se vérifier lui-même avant de vérifier la matière.
YOUPI J'AI RIEN COMPRIS
En conclusion, on pourra toujours dire que les sciences occultes ne sont pas faites pour moi et encore heureux pour mon pauvre petit cerveau qui malgré sa largesse n’est pas toujours familiarisé avec l’acceptation des contradictions
Tout un monde à reconstruire … mais le peut-on … sans demander pardon… et puis à quoi cela sert-il… et puis que reste t il … que des souvenirs … que des fantômes… eux ne pardonnent pas…
Mais le mal a été fait… les promesses … non tenues… les liens… dénoués
Peut-on jamais être autre chose que … soi… que cette lâcheté … que toutes ces lâchetés … qu’on a finies par être
L’essentiel reste… TOI… tu demeures … là où mon être a déserté
En gros ... tout va... car on va
14/02/2007De retour... et puis après?Guérir n’est aps le plus dur… accepter l’idée que notre être nous … échappe est insupportable…. S’en sortir n’est pas tout … il faut encore renouer avec la vie… et je n’arrive pas… je suis à la lisière de ma vie… de mon être.
Qu’est-ce que j’ai bien pu être avant tout ça ?
Je me suis trahi … j’ai chercher dans les Autres cette vie qui m‘échapper… j’ai cacher ma peur… ma morve dans des vides relationnels… des étourdissements faussement amoureux… et par là même je me suis perdu… je l’ai perdu… malgré sa main tendue… je ne me vois plus au font de son âme… je suis là aussi à la frontière … à sa frontière… pourrais-je … encore une fois… trouver asile près de lui…
Si cela n’était pas possible… à quoi cela m’aura servi de rester ?.. . rester pour qui … pourquoi… certainement pour moi… je ne suis plus d’ailleurs… j’ai été… je me suis perdu … et là… là .. ; je me renie… les derniers accents de ma gestes … sont méprisables…
Gestes de survie que m’auriez vous coûté ?
Un dégoût permanent… une insatisfaction totale… une difficulté à se reconnaître … une difficulté même … à accepter ma survie…
Se justifier c’est reconnaître notre évolution… j’en suis encore indigne… j’en suis encore bien loin… mais je suis sur la voie non aps de ma rédemption… il y en aura pas … mais sur le chemin de … la vie au moins …
31/10/2006Au bout du chemin, il y a souvent de la lumière28/05/200629/11/2005Qu’avez-vous fait de nos idoles ? (redite)J’ai fini par arriver au bout de cette biographie de Céline. Biographie entamée afin de découvrir la vie d’un des auteurs qui m’ont le plus touché. Aujourd’hui, on dira qu’il me parle, mais c’est plus que cela, Destouches eu le génie de dire la « vie » simplement sans fioritures. Talent que j’admire chez les autres et que je refuse d’imiter (et dire que selon une certaine philo l’imitation est le summum de l’admiration).
Cela fait la 4° autobiographie (après celle d’Inès de Castro, celle de Nietzsche, et celle de Proust) qui dépare ma perception et que m’offre-t-elle en échange? Un goût de désillusion, et elle est terrible cette p… d’impression. Cette sensation me transporte toujours dans le fond de mes souvenirs avunculaires. Elle a le concret de la saveur âcre et caramélée de la terre du Gers.
Donc les choses finissent toujours de la même manière : par-delà le plaisir que j’ai de découvrir une vie, une personnalité, ..une impression de gâchis.
Pourquoi cette œuvre de dénigrement ?
On dirait que tout l’univers s’est donné le mot pour ruiner toute tentative de mythification, pour brûler toutes nos idole.
De l’œuvre de Céline perdurent deux images, d’une part, celle d’une écriture triviale jusqu’à la nausée, et, d’autre part, celle des diatribes et des vitupérations antisémites. Moi, je veux garder d’elle cette confondante beauté, cette écriture du vrai.
Fouchtra !
Mes idoles, je veux les faire vivre, je veux les voir dans leur plus beaux habits.
Je veux apprécier le Printemps de Botticelli sans avoir à estimer sa valeur chez Christie’s ou chez Sotheby’s; goûter l’œuvre d’Arrabal sans pour autant y voir de la pornographie ; admirer Ibarruri, sans pour autant me demander si elle a tu les exactions communistes ; aimer Breton en oubliant le congrès de Moscou, m’exalter pour El Cordobès sans penser aux droits des taureaux ; rester bête devant les tableaux de Cézanne sans produire de traité sur la vision ethnologique, préférer la vision idéalisée des baba cool à leur schnouff ; je veux voir dans le chamane le guide et non pas l’exalté ;
Je veux croire oui croire.
Je veux croire qu’un tombeau puisse être l’image de l’amour éternel, je veux croire que l’on a toujours mille et une chance pour tout réparer, tout pardonner, tout justifier ; je veux croire que rien pas même la faiblesse humaine ne pourra me prendre Léo ; je veux même croire au père noël, et tant qu’on y est je veux croire en Dieu (mais en aucune religion) et même en la bonté innée de ses créatures.
Mais d’autre part, je ne veux surtout pas croire en ces vérités approuvées, je ne veux pas croire que 1 et 1 font 2, je ne veux pas croire toutes ces théories biologiques, physiques, mathématiques,.. ; je ne veux pas croire en mon incapacité à agir ; je ne veux pas croire qu’il me faille n’être qu’un acheteur de bonheur; je ne veux pas, par une fatalité confortable, me sentir étranger à l’appauvrissement des artisans,… ; je ne veux pas accepter l’indifférence méchante qui veut faire de nous des aveugles à la souffrance des autres,…
Je suis sans doute naïf, gamin même, mais ceci n’est pas grave. J’ai encore assez de débilité en moi pour croire en la vie de bohème, pour pleurer en écoutant Caballé, pour croire que rien n’est joué d’avance, pour voir les hommes vivre sans les juger.
« La mort, quel déshonneur ! Devenir soudain objet »
La mort ne chosifie pas... c'est la maladie qui le fait. On devient objet de doulour... objet de souci... objet de soin... objet d'étude.
La mort fait de nous des non-être ... c'est par prétention qu'on imagine devenir objet... on croit être encore... quelque chose... bêtise... lâcheté de l'esprit...
Résumons.Ma vie est une problématique qui ne se conçoit qu'ainsi... Tout quitter pour ne pas être délaissé... c'est fait... goûter à la propre douleur pour ne pas connaître celle qu'autrui peut faire... c'est déjà fait... en finir avec tout cela... déjà tenté...
En résumé.... ma vie est une problématique... et pour la vivre ... pour y survivre... il faut la concevoir ainsi... 12/10/2005La pensée pure doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c'est la pensée du néant.
Bachelard (Gaston), La Dialectique de la durée (P.U. F.).
Pourquoi le cacher ? J’y pense à chaque moment depuis tant de mois. « L’euphorie » du début fait très vite place à la peur à la fatigue à la lassitude, oui l’affreuse lassitude qu’on a de nous même de ceux qui nous entourent de ceux qui nous maintiennent là alors qu’il serait si simple, qu’il serait vital même de baisser les bras pour qu’enfin tout cesse.
Mais les autres plus que nous même se souvient de ce qu’on était. Les autres plus que nous même désirent nous retrouver.
Comment leur dire que je ne suis plus celui qui fut ? comment leur dire sans perdre définitivement ce qui nous retient là que leur présence, que leur amour, que leur volonté sont des blessures ?
Alors on me répète « tu es fort » comme pour me rappeler ce que j’étais. Je ne suis plus celui là. Même si je le désirais je ne saurais plus l’être. Je pue la mort, je ne reconnais plus, lorsqu’il arrive que mon regard les croise, mes mains, ni mes pieds d’ailleurs.
J’aurais pu être fort dans un autre corps plus dans celui-là. Celui là n’est bon qu’à se traîner, qu’à subsister.
J’arrive à en vouloir aux autres n’ayant plus la force de m’en vouloir.
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Abat-jour
Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire ?
C'est que voici le grand moment,
l'heure des yeux et du sourire,
le soir, et que ce soir je t'aime infiniment !
Serre-moi contre toi. J'ai besoin de caresses.
Si tu savais tout ce qui monte en moi, ce soir,
d'ambition, d'orgueil, de désir, de tendresse, et de bonté !...
Mais non, tu ne peux pas savoir !...
Baisse un peu l'abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent,
et l'on voit beaucoup mieux les yeux
quand on voit un peu moins les choses.
Ce soir je t'aime trop pour te parler d'amour.
Serre-moi contre ta poitrine!
Je voudrais que ce soit mon tour d'être celui que l'on câline...
Baisse encore un peu l'abat-jour.
Là. Ne parlons plus. Soyons sages.
Et ne bougeons pas. C'est si bon
tes mains tièdes sur mon visage!...
Mais qu'est-ce encor ? Que nous veut-on ?
Ah! c'est le café qu'on apporte !
Eh bien, posez ça là, voyons !
Faites vite!... Et fermez la porte !
Qu'est-ce que je te disais donc ?
Nous prenons ce café... maintenant ? Tu préfères ?
C'est vrai : toi, tu l'aimes très chaud.
Veux-tu que je te serve? Attends! Laisse-moi faire.
Il est fort, aujourd'hui. Du sucre? Un seul morceau?
C'est assez? Veux-tu que je goûte?
Là! Voici votre tasse, amour...
Mais qu'il fait sombre. On n'y voit goutte.
Lève donc un peu l'abat-jour.
(Toi et moi, 1885)
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