J'écoute : come
Je regarde : l'heure qui ne veut pas passer
Je lis : des expertises... super
Je joue : à me donner une contenance
Je mange : pas faimmmmmmmmmmmmm
Je cite : après la pluie....le blizar

28/07/2004

28/07/04 - 16:49

Joyeux anniversaire

Ce samedi, mon père fêtera son soixantième anniversaire. Ce sera encore une occasion pour réunir la famille..., et encore une fois je ne suis pas invité et me joindre à leur grande messe. Je n'en suis même pas triste, peut être juste un peu agacé.

Beaucoup de personnes (et surtout Léo) me conseillent de m'y rendre malgré tout, ou tout au moins de lui envoyer un mot, un cadeau, ...
Mais est-ce nécessaire ? ce geste aura-t-il un sens ?

Il est bien vrai que certaines choses n'ont pas toujours un sens, il en est ainsi des choses les plus sublimes, les plus grandioses. Mais pour ce qui concerne ma famille rien n'a jamais eu de sens. Et pourtant je ne peux m'empêché d'en chercher. Dès qu'il s'agit d'elle je revêts mon costume de « peseur du pour et du contre ». Aucun geste ne peut, ne doit être spontané tout ce qui peut être dit ou fait sera retenu contre son auteur.
A chaque nouvelle occasion, il me faut prendre mon temps pour faire un choix. C'est ce qui explique d'ailleurs que je sois toujours en retard d'une fête. L'année dernière après avoir décidé de passer le Rosh Haschana en famille, il m'a fallu un certain temps pour m'y résoudre. D'ailleurs je n'y suis arrivé que pour le Nouvel An (qui est la dernière fois où j'ai vu ma chère famille)
Je devrais avoir le courage soit de foncer sans trop penser ou bien encore mieux de les envoyer tous au diable une fois pour toute, mais je n'y arrive pas, ceci n'est pas moi.

Ceci n'est pas si important, je passerais sûrement un merveilleux week end avec Léo (pour peu qu'il n'borde pas ce sujet). Pourquoi irais-je ? pour assister à un repas de deux heures où personne ne m'adressera la parole (sauf ma petite momy) ? pour que par ma seule présence tout le monde se sente gêné ? Pour que mon minable cadeau sonne comme une insulte dans le voisinage des x de Palerme, des y de Pataouchnoque ?

O famille, les choses seraient si simples si on pouvais te haïr.

26/07/2004

26/07/04 - 16:17

Finito,


Dernière nuit dans ses bras et revoilà l’angoisse. Je ne cesse de me répéter « Demain, il partira et hop tout ce bonheur sera fini ». je sais pourtant que l’on se verra bientôt mais la raison n’y peut rien et je grade cette impression de gâchis qui m’habite lorsqu’il faut nous séparer. Je suis là à le regarder dormir, je gagne du temps sur son absence. Ce visage, ce corps, nul ne les connaît mieux que moi et pourtant il m’arrive souvent de le perdre en les regardant.
Demain, plus de siestes câlines, plus de réveille où je le quittais dans mes songes pour le retrouver dans la réalité, plus de débats jusqu’au matin, et surtout plus son …….regard (soupir)
La parenthèse des jours de bonheur doit se refermer. Et toujours l’angoisse, lui respire calmement, la tête sur ma poitrine, les lèvres posées sur ma peau, si seulement j’osais…..mais non, il n’est plus temps de jouer à l’enfant.
Eternelle question comment avons-nous fait pour nous retrouver malgré tout ce qui nous sépare. J’ai quelque part dans mes carnets une liste de tout ce qui nous sépare (lui le tendre romantique, moi bougon qui n’ai jamais su lui parler sans prendre mon air burlesque ; lui le fan des Têtes raides et de tout ce qui fit du bruit, moi celui de Chopin ; lui le fils d’ouvrier qui s’est fait lui-même, moi le fils de bobo qui ne cesse de se défaire ; lui le serein catho pratiquant confiant, moi l’agnostique angoissé ; ……lui ce que j’aime le plus u monde, moi ce que j’aime le moins au monde.)
Tout nous sépare et pourtant il suffit que nos regard se croisent pour que toute cette opposition se taise.
Ouvres les yeux mon tendre, laisse moi me perdre dans ton regard. Non il faut être sage. C’est affreux cette envie que j’ai de lui. Il est si beau comme cela. Je lui caresse le creux des reins, aujourd’hui je suis insatiable de lui. Encore quelques heures, juste quelques heures d’éternité.

Je me sens si ridicule. Me plaindre de quoi ? de la chance que j’ai d’avoir Léo ? de la chance que j’ai d’avoir une relation si solide ? Je pense, à ce moment, à Jules pour qui les choses ne semblent pas si simples, à tous ceux que j’ai pu connaître et qui traînent avec eux l’impossible du Nous, et je me sens si c….

Il est 5h, le réveille sonne comme le glas. Il est temps de se séparer. Léo se lève d’un bon, j’aurais tant voulu qu’il prenne son temps. Mais il faut être raisonnable, RAI-SO-NNA-BLE.
Il prend son bain et moi, je reste là comme abasourdi sur le lit. Et puis zut pour la raison, je le rejoins, qu’importe qu’il arrive en retard, qu’importe qu’il rate son train.
….
Je sais qu’il doit partir, mais je m’amuse à faire semblant, à me mentir, à me tromper sous le poids du quotidien.

Et comme de coutume, je ne réussis pas à l’accompagner jusqu’au quai, je le quitte sur la petite plate-forme qui sépare la gare de TCL de la gare SNCF de Perrache, on s’assoie un instant sur l’un des bancs, grrrrrr c’est dur dur. Le voilà déjà parti.

Je rentre directement, je souhaite me rendormir. Et encore des post-it (mais quand les a-t-il mis là ?)
Premier post-it : sois sage (Pourquoi croit-il que je vais sauter sur le 1° mec venu dès son départ comme même j’i du savoir vivre je vais attendre au moins 24h lol)
Deuxième post-il : Viens vivre avec moi ( On en a souvent parlé sous un ton de plaisanterie, mais là que répondre ? OUI serait la réponse la plus intelligente mais il faut d’abord je j’arrive à m’assumer. On verra bien)

26/07/04 - 16:13

Quelqu’un m’a dit


Lors d’un des commentaires fait sur mon journal, quelqu’un m’a parlé des amerloques qui se battaient pour la démocratie. Je ne sais pas quelle dose de naïveté il faut avoir pour y croire.
Hier, un reportage du JT nous décrivit les conditions de vie des chrétiens d’Irak. Conditions qui se sont bien évidemment détériorées depuis la chute de l’ancien régime. Je ne suis pas en train de faire l’apologie du dictateur. D’ailleurs il ne m’appartient pas de parler (avec ma morale de bon penseur occidental) de ce que je ne connais pas et de ce que je n’ai pas vécu. Un peu de modestie intellectuelle ne nous ferait pas de mal à nous qui donnons notre vis sur tout.
Ce que je constate néanmoins, c’est que cette guerre va conduire une nation qui malgré ses travers pouvait être dite laïque de tomber entre les mains de groupes religieux qui n’auront de cesse que le jour où ils installeront une république islamique. Et il ne faut pas se tromper, l’Irak n’est pas l’Afghanistan. Les chiites irakiens sont proches des duodécimains iraniens (Iran qui est, est-il utile de le rappeler, le second état islamique).

Alors, si l’on y réfléchi bien quelles seront les conséquences de cette démocratisation de l’Irak
1- la mise à la tête de l’état des Chiites
2- la destruction du peu de structures qui existaient
3- l’affaiblissement de l’armée qui conduira à un déséquilibre militaire en faveur du voisin iranien
4- la mise en danger des populations minoritaires (sunnites peut-être mais surtout chrétiennes, juives, sataniques,…. )
5- l’appauvrissement d’une population qui va devenir une proie facile entre les mains de théologiens qui sont passés maîtres dans l’art de la manipulation.


Alors il ne nous reste qu’à dire : « YIPI YIP YIP HOURAAAAAA ! POUR CETTE DEMOCRATISATION »

24/07/2004

24/07/04 - 17:24

Kamikaze.

Depuis quelques années, nous sommes assaillis par des images de mort, de destruction. Et nous trouvons cela presque normal, encore pire nous trouvons cela ordinaire. Et pourtant certaines images restent étrangères à ma conscience, à ma perception de l'ordinaire.

Qu'est-ce que doit être la vie d'un homme qui accepte de devenir un homme-bombe ? Quelle vision a-t-il de sa vie, de celle de ceux qu'il va prendre avec lui ?

Les premières images de kamikazes que j'ai vu m';ont semblées grandioses. Les pilotes japonais qui acceptaient de mourir pour l';honneur (notion qui est devenue désuète hélas) me semblaient être des samouraïs des temps modernes. Les moines tibétains qui s'offraient en holocauste contre la guerre poussaient l'image du sacrifice à son extrême.

Qu'en est-il aujourd'hui ? Les Kamikazes peuvent-ils être des héros à nos yeux?
Il est bien évident que la réponse de beaucoup sera NON

On s'est habitué à la mort(du moins à sa représentation iconique), elle perd le sacré qui l'entourait, elle perd ses de profundis, ses dies irea, ses yizkor, ses voceratrices....
Le sacrifice n'est plus respecté car sa cause n'est plus comprise.

Le kamikaze est devenu pour nous un simple criminel, que l'on condamne par principe. Mais que sait-on de sa vie ?

Acculé au silence, son seul moyen d'expression est de faire de son corps une arme. Sa vérité on la foule au pied, et lui il nous l'envoie en pleine figure. Il fait de son corps la tablette sur laquelle il écrit sa déstructuration interne.

Et dire qu'à l'origine se mot signifie les vents divins. Drôle de déviation sémantique.
De souffle divin, je n'en voit pas dans ces actes éminemment désespéré. Il ne reste dans ce geste que, selon nos perceptions : le crime, la peur, le accablement, l'inconscience, la manipulation.

Pourquoi parler de cela ? je suis tombé sur un article qui date il est vrai du The Chechen Times voici son lien :
http://...

24/07/04 - 16:11

Appelez-moi Le général LEE


Dans un café-bar où je m'étais arrêté un instant pour réfléchir dans le calme, je m'installe devant le comptoir au près d';un homme dans la cinquantaine. Pendant un long moment ce gars me toise puis se met à me fixer du regard. Je tente de me rappeler si je ne l'avais pas déjà rencontré. Puis, je finis par me dire que c'est juste un soûlard. Un moment après, il s'approche de moi, et me dit : « Et je te connais ! » « Ah bon ? » « Oui ! pas toi aujourd'hui, mais je suis un esprit libre et je sais lire dans l'âme des gens et surtout dans leurs vies antérieures (mais oui c'est cela mon drôle !)et je te t'ai rencontré lorsque tu étais le Général LEE » « Vous ne seriez pas un peu ensuqué ? » « Pas du tout, tu es le général LEE. »
L'idée ne me déplait pas. Imaginez-moi en général. Quelle classe, hein?

Et c'est pas finit. Il revient à la charge « Tu te souviens, à Richmond, je t'avais passé un petit pécule, tu ne voudrais pas rembourser ta dette aujourd'hui ? » Ah, je vois maintenant où il veut en venir :-((((((

Qu'est-ce que j'ai fait selon vous ?
J'ai tout simplement payé ses consommations. Je ne voulais pas que quelqu'un d'autre ait la gloire de passer pour la projection du général (Vanité, vanité quand tu nous tiens !)

21/07/2004

21/07/04 - 17:11

Le Mardi tant attendu

Enfin, Léo arrive aujourd'hui. La soirée d'hier c'est bien passé, j'étais trop heureux pour m'arrêter à des menus détails comme la stupidité humaine.
Il faut faire un peu de rangement, faire des achats de dernière minute, ...(beurk tout ce que j'aime). Léo doit être là vers les coups de 14 h. Et comme je connais ma capacité à me perdre (le pire exemple est d&'être parti un jour jusqu'à Clermont-Ferrand pour récupérer des paquets chez mon frère, d'y avoir passé 3 jours et d'être revenu à Marseille sans les paquets que j'avais d'ailleurs oublié dès mon arrivée) j'ai décidé de suivre scrupuleusement un plan préétabli.

Revenu chez moi à 11h30, je m'offre une dernière tentative pour préparer un plat digne de ce nom. Je n'ai jamais compris comment un plat mis dans le même four, peut en même temps être cramé en bas et pas cuit en haut. C'est les énigmes de la science. L'expérience est une réussite : c'est certain l'on ne m'y retrouvera plus.
Le téléphone sonne, youpla c'est Léo. Sa voix n'est pas rassurante. « Désolé Gigi mais je suis coincé à Paris jusqu'à jeudi. J'ai eu la mauvaise idée de passer déposer les dossiers moi-même » Là je me fâche pour de bon, il tente de calmer mon humeur, moi, je tente de me plonger dans mes pensées pour ne pas dire des choses qui pourraient .... Mais rien n'y fait, mon système de déconnexion est en panne. Je « pétarade » avec mes « mais oui mais oui », je tente d'expurger mon propos je hais lorsque je suis dans cet état, je me sens si fragile que pour peu que l'on cherche à me calmer j'explose de fureur. Je prie Léo de mettre fin à son coup de fil car vraiment je ne veux pas ni le blesser ni lui raccrocher au nez. Il n'insiste pas plus que cela, en me disant qu'il rappellera plus tard.

Que faire maintenant ?
Rien.

Je me décide à aller faire un tour. Un long long tour qui me conduit inévitablement vers le vieux Lyon seul lieu où je perds presque la notion d'existence. Ce n'est pas tant l'architecture que j'apprécie (ni même les peintures sur les façades) qu'une certaine odeur de légèreté, c'est étrange comme l'ocre des bâtisses juste à cet endroit a un effluve presque insupportable de légèreté. Je m'attable dans une de ces crêperies où l';on cesse d'être le temps qui passe pour le voir passer. Je reprends mes Chants de Maldoror (cet ami fidèle depuis ma sixième) et je tombe sur le «Toi, jeune homme, ne te désespère point ; car tu as un ami dans le vampire, malgré ton opinion contraire. En comptant l'acarus sarcopte qui produit la gale, tu auras deux amis ! » J'éclate de rire comme un fou un instant puis replonge dans mes pensées.
Il est temps de rentrer, peut-être ?

Je monte doucement les marches, je ne veux pas qu'Eva ni que Madame pommier, me posent des questions. J';ouvre ma porte, et trouve assise sur mon lit Eva, qui me demande où je suis passé. « Léo est mort d';inquiétude, il est passé tout à l'heure et ne t'a pas trouvé. Tu as en plus laissé ton téléphone ici, et tu es sorti en laissant la porte ouverte. Il est parti à ta recherche » « Léo mais il ne devait pas venir jusqu'à Jeudi ? » « c'est juste une surprise qu'il voulait te faire » (et ben la surprise c'est lui qui l'a eu lol).
Comme je suis vraiment impatient de le voir, je l'appelle dans la seconde qui suit. On se donne rendez-vous à la station Part-Dieu. Il est déjà là lorsque j'arrive. Mais à peine arrivé à son niveau qu'il me gratifie d'une claque. Je reste ahurie quelques secondes. J'aurais accepté un coup de poing, un coup de pied dans le tibia, et même un coup de boule mais une gifle c'est en dessous de tout. Et dire qu'il est contre toute manifestation publique je viens juste de comprendre qu'il ne parle pas de ce type là. Je passe de l'autre côté de la station pour attendre le tram qui me ramènera chez moi. Je ne sais même pas s'il y avait du monde, et puis c'est pas important. Le trame B arrive, je monte, je me cale sur la paroi intérieure du tram, il vient se mettre en face de moi, je le connais trop bien, il ne s'excusera pas. Et moi de mon côté, je garde le silence (l'autiste de mes 14 ans revient en force). Comme seul mot d';excuse il m'embrasse (décidément il ne parlait pas non plus de ce type de manifestations publiques ?) et pose sa tête sur la paroi de tel sorte qu'il puisse me murmurer « P... qu'est-ce que j'ai eu peur, t'es fou de laisser ta porte ouverte ? » (le tout avec un accent du Languedoc grrrrr) réponse très inspirée « Et en plus tu gifles comme une gonzesse » , « mais il n'y que cela que je fais comme elle » et il dit tout cela en glissant sa main sous mon pull. C'est bon on m'a changé mon gras. Ce gars n'est pas mon Léo, il en a le regard, l'odeur, la voix, les mains chaudes et douces, mais c'est tout. Mais « naturm expelles furca, tamen usque recurret ». IL se rend enfin compte enfin de l'endroit où nous sommes. Il garde, tout de même, la même position.
C'est curieux mais on n'a jamais su se disputer vraiment en trois ans.
On descend du tram, je lui prends la main et là je remarque qu'il tremble. Il me sourit et me dit d'un air presque navré « j'ai vraiment eu peur. ». Nous marchons au rythme de ses frissons. On rentre dans l';immeuble et là il me sert contre lui par derrière (une vraie réaction de gosse et c’est ce que j'aime en lui) « Ne me refais plus jamais cela. (un long silence) Je t'aime mon&...(censure ) »
Il desserre son étreinte, nous pouvons monter. Là on retrouve : Eva et madame pommier. Enfin tout le monde est rassuré lorsque l'on frappe à la porte. Youpla c'est Samy qui vient soutenir le moral des troupes. Tout le monde d'un air de convenu décide de nous laisser seul. Et là je remarque que pendant mon absence, le repas a été fait, la table mise...
Nous aurions pu passer l'après midi et la soirée entre nous. Mais nous avions envie de nous sentir entourés, comme en famille.
Dîner à 5, visionnage de la trilogie marseillaise (Léo et moi avons une vraie passion pour le cinéma de Pagnol) à 5. On doit avoir l'air bien étrange : La veuve de 75 ans, la fille sorti tout droit des films de l'entre deux guerres, le jeunot écervelé, Léo et moi (il manque deux personnes au tableau). Mais c'est mon monde pour le moment.

22h, chacun rentre chez lui et nous demeurons. Un mois d'absence ! nous n'avions jamais été séparés aussi longtemps. Il y a comme un flottement. J'adore ces moments là volés à l'éternité. Enfin, il est là et le reste n'a plus d'importance, le reste n'existe même plus. Je vous passe les détails de la fin de soirée. Tout était merveilleux sauf la référence faite à ma nouvelle coupe de cheveux. :-(

Je n'ai pas vraiment sommeil. Je me demande quel miracle c'est produit pour qu'un gars comme Léo veuille de moi. Pourquoi me passe-t-il tous mes travers : mon caractère, mes crises d'angoisse, de colère, de cyclothymie, de mutisme, de négativisme, d'autisme et même mes infidélités. Il s'approche de moi pose sa tête sur mon buste. Et comme s'il avait deviné ma pensée, m'entoure de ses bras. Ce n';est pas un miracle qui a eu lieu mais c'est la logique et même la nécessité des choses. Rien au monde ne peut me guérir de tous mes maux si ce n'est lui, il était donc obligatoire que notre rencontre se fasse.

Réveillé à 6h, je passe à la salle d'eau pour me rafraîchir un peu et là sur le miroir des post-it sur lesquels est inscrit ce qui suit :
1- sujets à éviter durant ces cinq jours : nos vacances qui tombent à l';eau, mes projets de travail, ton travail actuel (car j'ai bien fini par comprendre dans quelle boite tu bosses), ce qui c'est passé hier, ta famille, en gros tout ce qui fâche...(je ne te demanderais même pas si tu as été sage)
2- sujets à traiter impérativement : toi, moi, Nous ; notre futur éloigné ; ma famille, ta thèse, la déco de ton appart, et... les bougies parfumées que j'ai trouvées dans ton coffre ?????
3- n'oublie jamais que je t'aime.
(Long soupiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiirrrr) ce mec va me rendre fou

21/07/04 - 17:10

J-1


Me fiant aux conseils de certains de mes mis, j'ai décidé de consacrer mon lundi à l'arrivée de Léo. Voici donc le récit de comment gâcher sa journée en 5 leçons :

Comme convenue, Eva (amie et voisine) vient me réveiller à 8 h. Je refuse de me rendre aussi vite. Morphée me tient dans ses bras, et je m'y sens bien. Mais comment ne pas battre en retraite entre la sonnerie de la porte, celle du téléphone et les miaulements du chat ?
Je rends donc les armes et ouvre la porte.
Le spectacle que m'offre Eva avec une main sur la sonnerie et une autre avec le portable aurait été, à d'autres heures de la journée, hilarant. « Ah ! tu es enfin réveillé ! » « Non du tout ! c'est mon corps astral qui t'ouvre la porte »
Juste le temps de passer sous la douche de prendre mon choco que déjà il faut y aller. Dans les escaliers Eva tire une liste de choses à faire et mon passage chez le coiffeur se trouve entre « acheter la pâtée de princesse » et « téléphoner à maman ».
J'aurais pu tomber plus bas encore.
Mon odyssée (elle dépasse de loin celle d'Ulysse, et les épreuves qui m'attendent surpassent celles d'Héraclès ou celles des Argonautes) commence enfin:

1° étape : Achat de vêtements plus hip, plus hop....;.(je ne sais plus ) que ceux que je porte d'habitude. Les choses devraient bien se passer car elle a de bonnes adresses (YOUPIIIIII). Oui de très bonnes, mais le seul bémol est qu'il nous faudra courir entre le 1° et le second arr. (ceux qui connaissent Lyon savent ce que je veux dire).
Je vous épargne les essayages.
Je finis par choisir, sous l'ovation du public, quelque chose d'à peu près mettable bien que un peu trop moulant à mon gré. (Je ne comprends toujours pas l'obligation qui m'est faite d'acheter de nouvelles fringues) Sur la place Jacobin, on tombe sur Samy qui ne voudrait pour rien au monde rater la « Transformation » comme ils nomment cette journée. Je les suis en ronchonnant. GRRRRRRRRR
2° étape : achat du nécessaire pour préparer un bon repas (Eva c'est proposé de m'apprendre une recette Di-VI-NE)
3° étape : achat de babioles pour le dîner. Je ne sais pas pourquoi ce con de Samy pense que nous allons trouver ce que nous cherchons dans un sex-shop ? Les deux compères qui m'accompagnent s'extasient devant tous les accessoires en émettant des remarques vraiment mal placées sur mon anatomie intime (pour Eva, je comprends qu'elle puise en faire, ayant partagé avec elle certains moments bien intimes mais Samy !?! Je tente un instant de me souvenir s'il n'y aurait pas eu un détail d'1m 80 qui m'aurait échappé dans ma vie. Même bourré, je me serais souvenu ? Quelque soit la chose -soit elle a eu lieu et vraiment cela ne m'a pas marquée, soit il affabule- il n';a vraiment pas à la ramener.) Tout un magasin et les seules choses qui m'ont inspirées c'est des bougies odorantes avec des formes très suggestives ;-)))). Au moment de payer, le vendeur me gratifie d'un sourire complice que je trouve malsain.
Enfin sorti, ouf ! Les deux cons-pères sont déchaînés , il n'y a pas moyen de passer inaperçu. Samy divague. Il tente de persuader Eva que le seul moyen de vraiment étonner Léo est de me mettre aux sous-vêtements féminins (imaginez la tête que je fais). Il faut qu'il soit con à fond ou tordu comme mec pour avoir des idées pareilles. Durant tout le chemin, ils s'arrêtent devant chaque magasin de lingerie (et moi j’ai toujours la même tête)
Et en plus ils trouvent que les vendeuses sont nulles car elles ne trouvent pas du tout drôle qu'un homme veuille essayer une nuisette. (Si ce type de ciné plait à quelques-uns je pourrais vous mettre en contact avec Samy. On ne sait jamais).
4° étape : Le coiffeur. A jour d'exception, coiffure d'exception.
Alors, je me décide à faire une petite infidélité à mon bien cher coiffeur (un acariâtre qui pue le tabac ronce et la bière) pour aller conter fleurette à un « coiffeur-visagiste » waw waw waw. Le gars qui doit s'occuper de moi est assez mignon, belle gueule, belles mains (et oui j'ai un faible pour les mains). Il se met à me passer des doigts dans les cheveux (je trouve pas cela très normal) et Morphée revient au galop me prendre dans ses bras. Mais le bavardage incessant dans le salon me tient éveillé. Quel besoin ont les coiffeurs de se présenter ? Dès que mon beau coiffeur ouvre la bouche, j'ai l'application de la sentence « sois belle et tais toi ». Sa voix est haut perchée et lascive, il ponctue chacune de ces phrases avec un ricanement « Salut, je suis Fab, hihihi, alors Ma-da-me veut que vous changiez de coupe, hihihi, Pas de problème je vois le goût de Ma-da-me (il appuie sur chaque syllabe)hihihi, ...» et encore une fois Gigi passe en mode vibreur et se déconnecte de la réalité. Je reprends mes esprits, au moment où il me tapote sur l'épaule pour me dire que c'est bon , mais avant même que j'ai eu le temps de me redresser, il me dit à voix basse « Et Ma-da-me sait que vous fréquentez un bien vilain lieu ? » « Hein ! quoi ? » « Oui, je vous ai vu l'autre jour au Marais » Je tente un trait d';humour « Ah ! ma vue ne vous a pas laissé de marbre ! » « Hihihi (quel rire stupide même pour un coiffeur.) je n';ai surtout pas oublié celui qui vous accompagnait -je devine qu';il parle de Léo et je n'arrive pas à dire si c'est ma vanité ou bien ma jalousie qui pointe son joli petit nez ?- vous voyez celui qui a de belles fesses » (encore et toujours la même tête)

On paie , les deux dindons qui m'accompagnent ne disent rien. En sortant, je perçois mon reflet dans la vitrine HAAAAAAA hic ! c'est quoi cette tête ? Zut j'avais oublié de me mirer avant de sortir. Ma tête actuelle est vraiment.... pas de mots pour qualifier la chose merdique qui me regarde avec sa tête d'Iroquois. Eva et Samy sont morts de rire. Et comme Eva est assez lâche pour frapper un homme à terre, elle surenchérie en disant : « Tu as la tête de Ray ! » « Ray qui ? » « Ray du Collège fou fou fou » (Waw ! quelle référence ) et d'un coup du fin fond de mes souvenirs, je revois la tête du Ray en question, aaeeeeeeeuuuuuuuuu !

Je décide de rentre car trop c'est trop. Eva me propose de me ravaler la face. Mais non, j'ai bien voulu être gentil jusqu'à présent mais là c'est trop me demander. On prend notre fameux bus 18, et avec le pot que j'ai, on tombe sur Le chauffeur (en plus d'être le plus beau du TCL, il est devenu au fil des mois notre attraction favorite : on ne manque jamais de nous mettre de telle sorte qu'il nous ait toujours sur son rétro. et on ne descend jamais sans notre rituel « Bonne journée beau gosse ») qui ne manque pas de prendre sa revanche avec son « Désolé pour les cheveux » (Gigi : 0 Beau gosse : 1).
Vite, vite, maison, maison.

Mais en remontant, je croise Madame pommier (c'est pas son nom mais comme elle nous envoie chaque mois un sac de pommes elle a gagné d'office ce pseudo) qui me dit « Et tu attends, chenapan, le retour de ton Jules pour faire de l';expérimentation capillaire ? viens là que je répare un peu cette catastrophe ». J'ai, dès lors, le choix entre me mettre entre ses mains, m'abonner pendant un certain temps au bonnet, ou encore adopter la coiffure de Barthes. Je préfère faire confiance à ma voisine surtout que j'ai rien à perdre.
Et je n'ai pas eu à le regretter. Je n';ai pas retrouvé ma belle gueule de jeune premier (que je n'ai jamais eu)mais je reprends mon apparence anthropomorphe.
5° étape : avant première du repas. Je passe sur les détails de la préparation. Seule la conclusion importe : Je dois cesser toute mes tentative si je ne veux pas causer le décès de mon jules. Vivent les plats à emporter et puis si j''ai encore le courage de m'approcher d'un four ça sera pour faire mon savarin au chocolat (seul plat digne de ce nom que je sais faire).

Je jette un petit coup d'oeil à mon appart. et il ne m'a jamais paru aussi triste. Mais bon mon cauchemar touche à sa fin je m'enfonce confortablement dans mes poufs. Et voilà la tornade blanche qui revient. Eva revient avec des produits d'entretient facial. Quelle plaie ! Elle ne veut pas comprendre que primo je me sens bien avec ma face deusio que tous ses produits sont pour peau de femme et que je ne crois pas l'être devenu en une journée. Badigeonné avec une mixture qui pue le sushi pourri, on est condamné à l'immobilité. Après le monstre a voulu s'attaquer à ma pilosité, à mes dents, mes ongles.... A la première remarque, je reçois le fameux Eva-punch (tape massue sur na nuque et zouuuuuu silence).
Avant de sortir définitivement de chez moi, elle me tend un tube de je ne sais pas quoi en me disant c';est pour rendre les lèvres plus douces (et chlip un clin d'oeil). Youpiiiiii le pied. Franchement Léo a eu à subir mes baisers avec une barbe d'une semaine alors j'en ai rien à ... (j'ai promis de ne plus être aussi vulgaire) de cette crème.

J'ouvre la porte vitrée pour respirer un peu et je perçois Sinatra (c'est mon voisin d'en face à qui l'on a donné ce nom en référence au roman de Raul Nunez). Eva et moi tenons les comptes des femmes qui ont partagé sa vie (en 2 ans j'en ai compté 49 c'est pas mal !). mais aujourd'hui je n'ai pas le coeur de suivre sa vie amoureuse. Je pense à Léo qui me manque (et à mes cheveux :-(( ). Je cherche un peu de réconfort- en attendant que l'heure d'aller travailler arrive- sur GA (comme quoi on s'attache)
La soirée est triste. J'ai un pincement au coeur : 1- Léo ne m'a contacté de toute la journée 2- je n'ai pas eu le plaisir de diloguer avec l'homme aux ben, ah, oh, aauuoui.

17/07/2004

17/07/04 - 16:42

Citations qui ont fait Tiiiiiiicccttttt dans mon pauvre petit cerveau

1-« A qui est long en soi, on ne peut rien ajouter. A ce qui est court en soi, on ne peut rien retrancher »
Pour ma part, je n'arrive pas à ne pas y voir quelque chose de quelque peu scabreux
2-« La mort, quel déshonneur ! Devenir soudain objet »
Le pire est que cette citation se trouvait sur un bahut d'un bar streep tees ? ^_^

17/07/04 - 16:11

Dernière lubie de Léo

Ouvrant ma messagerie électronique, je trouve un message de Léo. Et ben c'est une étonnant lorsque l'on connaît la haine qu'il porte à tous ses moyens impersonnels. J'ouvre le message et là, je lis :
« Mon...(je censure encore le nom dont il m'affuble)
Hier soir j'ai rencontré dans le hall V qui arborer comme une décoration d'ancien combattant un suçon magistral.
Pourquoi ne m'en as-tu jamais fait.
(je censure la suite du message) »

que répondre à cela :
1-Tu n'as qu'à demander à l'amant de V de t'en faire un
2-Avec tout ce que l'on a pu faire dans un lit tu est encore à envier un petit suçon dans le cou
3-Il faudrait encore que tu sois là pour cela

En tous les cas j'ai 3 jours pour m'exercer dans cet art de vampirisme pas aussi simple que l'on peut l'imaginer.

15/07/2004

15/07/04 - 15:50

Né sous le signe du pendu.

Il y a deux ans nous avions entrepris avec des amis de faire le tour du Portugal et de l’Espagne en voitures. Je garde un souvenir très gai de ce séjour.
Un jour à Bragance, alors que nous faisions la découverte de la ville fortifiée, un vieille dame assez étrange de surcroît (je n’aurais jamais fait une meilleure caricature de la manouche) s’approche de nous en tendant à chacun une carte de tarot où était inscrite, au dos, l’adresse de son cabinet de cartomancie.
Celle qui atterrit chez moi était celle du Pendu (les autres avaient eu : l’impératrice, l’amoureux, la roue de la fortune -pour Léo- et l’espérance). Mon ignorance de tout cette symbolique, ma fait dire tout haut « décidément, même là j’ai une chance de pendu ». Revenu chez nous, j’ai recherché le sens de ces cartes.

Le PENDU :
Abnégation, dévouement, soumission, sacrifice consenti. (déjà là je me perds ne comprenant pas le rapport entre consentir à un sacrifice et être pendu)
Influence : Lune-Vénus (Je repars dans une librairie spécialisée, j’achète un autre livre sur l’influence des planètes. Je tiens à comprendre un peu le monde qui m’entoure. Et voilà ce que j’y trouve : LUNE : elle symbolise l’enfance, la mémoire, la fécondité. Sous son influence, les gens se révèlent poètes ou vagabonds. Toutefois, elle est au plus haut point, le symbole de l’illusion, du conflit, des désirs inavouables et de la discorde. –ça commence bien – Vénus : elle inspire la beauté, l’amour, l’art. Le vénusien est charmeur, élégant, diplomate, mais sa déduction peut en faire la victime de gens peu scrupuleux, qui cherche à l’utiliser à son insu, quand il prend conscience de son éventuelle futilité, il en devient misanthrope –c’est étrange mais je préfère ce côté de l’influence- Mais en relisant le tout c’est « chloup je rame, chloup je rame, gloup gloup je prends l’eau ») c’est comme même pas une contradiction près qui va m’empêcher de dire qui je suis, continuons alors.
Pour : désintéressement, renoncement aux ambitions personnelles, générosité, altruisme (c’est tout moi cela)
Contre : bons sentiments inopérants, promesses non tenues, projets non exécutés, utopies, amour non partagé (snif snif), bonté qui se laisse exploiter. (en gros, c’est d’avoir de bons sentiments qui ne servent à rien GENIAL)

Le meilleur est pour la fin (je ne sais pas ce que cela veut dire, il y avait 20 pages qui expliquaient ce qu’était l’équivalence alchimique mais c’est 20 de trop selon moi)
Equivalence alchimique :
L’alchimiste doit se vérifier lui-même avant de vérifier la matière.

YOUPI J'AI RIEN COMPRIS

En conclusion, on pourra toujours dire que les sciences occultes ne sont pas faites pour moi et encore heureux pour mon pauvre petit cerveau qui malgré sa largesse n’est pas toujours familiarisé avec l’acceptation des contradictions

15/07/04 - 15:48

L'enfance

Certains gardent un souvenir attendri de leur enfance. Stade de la vie absolument vital pour le constitution de tout un chacun.
Lorsque je pense à mon enfance, je n’ai aucune tendresse, aucune nostalgie, ni même aucune colère, aucune amertume. Juste la conscience de ce qui ne peut être défait. L’indifférence de mes parents plus préoccupaient à sauver le monde, à faire des galas et qu’à s’occupaient de leur famille, m’a toujours semblait une punition. J’ai vite pris l’habitude de faire le procès du monde qui m’entoure, j’en devenais aphone, mais pas pour autant apathique. Ma voix fut longtemps celle des autres (non pas ceux qui m’entouraient car pour moi ils n’existaient pas, mais tous les auteurs qui m’ont tenue compagnie des années durant) . Il y a quelque temps j’ai repris un ancien carnet qui me servait à recopier les citations qui me semblaient primordiales, ou bien des interrogatoires purement philosophiques pour les quelles je n’ai jamais eu de réponses. Ces questionnements expliquent sûrement le brouillard dans lequel j’ai toujours vécu. Mais j’avais juste oublié le point de départ.
Voici certaines questions qui hantaient mes jours :
1- si j’étais Urbain Grandier contre quoi aurais-je vendu mon âme à Léviath ?
2- est-il possible de finir ses jours en criant (comme Don Juan je crois mais rien n’est moins sûr) « Non, non, il ne sera pas dit, quoi qu’il arrive, que je suis capable de repentir » ?. Qui y a t’il de si terrible dans la contrition ?
3- si « les formes et les choses se manifestent à celui qui n’est pas attaché à son être propre » comment est-il possible à l’être de se manifester à lui-même ?
(je crois que j’ai régressé depuis mes 13 ans :- ((( )

Comment être normal, et réussir ensuite sa vie lorsqu’on a cela comme début dans la vie ?
J’ai la réponse mais je la garde pour moi

14/07/2004

14/07/04 - 18:39

A quoi tient notre vie?

cette question m'a souvent frôlé et pas qu'un peu l'esprit. Je ne vois pas que la vie est si précieuse que l'on nous dit. Je la trouve banale. Et pourtant elle est notre seul véritable fortune.
Lorsque je me suis trouvé en dessous de tout (comme tout un chacun) je me suis toujours demandé pourquoi continuer ? à quoi cela sert-il ? c'est même pas les autres qui posent problème mais juste nous.
Mais très vite il se trouve un spectacle anodin (un couple qui folâtre, un ciel limpide) qui me donne envie de continuer non pas à vivre mais à rencontrer d'autres couples, d'autres cieux .
Punaise de vie où on a même pas le loisir de mourir sans regret

14/07/04 - 16:42

BLOG

Depuis je suis sur le site, je lis, même si, me connaissant, je devrais l'éviter, les journaux de ceux qui me semblent les plus intéressants. Et cela me laisse une sensation d'étrangeté.
Entre le mignon petit timide, avec sa fragilité d'enfant qui dans son journal m'offre le spectacle d'un comique (en plus je trouve ces articles trop drôles) maladroit ; l'intello qui semble prendre les choses avec discernement qui nous offre le spectacle d'un homme perdu dans les slogans socialo-égalistes. Je me demande quelle sensation doit donner mon journal-tout nouvellement crée- sur ceux qui le lise.
En tous les cas, je crois que moi aussi je fausse les choses dans mon journal.3 car entre moi en 3D qui ne parle jamais de ma vie sentimentale et Moi dans mon journal la différence est flagrante.
Une petite exigence d'honnêteté nous poussera à quoi à être dans nos journaux comme nous sommes dans la vie ou l'inverse ?

14/07/04 - 16:23

Etrange ce 14 juillet.

La soirée a été dure, trop de travail et pas assez de personnes en service. Je me suis couché au petit matin ; nomination que je n'aime pas beaucoup car le matin ne me semble jamais aussi grandiose que durant les premières heures du matin- et à peine 3 heures après, une angoisse terrible m'accapare. Je connais le visage qu'elle prend, et le nom qu'elle se donne : LEO. Pas encore tout à fait réveillé, et pourtant mon esprit est empli du manque qu'il a laissé. Il est rare que je pense à lui avec cet accent nostalgique, d'habitude c'est le future qui occupe mes pensées. Mais ce matin, c'est notre rencontre qui est venu réveiller ma mélancolie.
Après une expérience difficile avec un mec (menteur, malhonnête, perfide) qui m'a laissé comme une sensation de vide, je m'étais juré de revenir à mes premières amours- la gent féminine- et là j'ai rencontré Eva, un rayon de soleil parmi le terne de ce monde. Un peu excentrique avec son style Petite Maison dans la prairie, mais d'une finesse d'esprit et d'âme incroyable, d'une sensibilité rare et pourtant salvatrice. C'est par elle que j'ai rencontré Léo, dans un bar franchement démodé qui n'avait pour charme que la musique qui y été diffusée. Mais comme je m'étais juré de ne plus tenter l'aventure homosexuelle qui m'offrait pourtant sur un certain point une délectation qui me comblait, je n'avais vu en lui que l'ami de la fille que je désirais. Et durant un an, je parlais à Eva d'amour, Eva me parlait de la tendresse q'avait Léo pour moi, et Léo de celle qu'avait Eva pour moi. C'est Hui-clos revu et corrigé par nos soins.
Je garde beaucoup de tendresse pour cette époque qui a eu l'air de me faire un pied de nez. Léo était tout ce que je n'appréciais pas dans les stéréotypes gays : maniéré, à la limite de l'efféminé, et puis un peu trop sérieux avec ses idéaux à deux balles. La seule chose de viable chez lui était ses goûts musicaux et encore il passait rapidement de Ferré, Renaud, Arnaud, à Prince, Jackson, et autres débilités pour sauterelles en manquent d'exercice. Au bout d'un an il était devenu indispensable à ma vie. Les choses étaient de plus en plus dures à gérer étant donné qu'il est monté sur Paris. Les jours ont à mon sens fait les 35 heures car vraiment tout alla trop vite. Un an après pour l'anniversaire d'une rencontre (qui ne m'a pas laissé de traces si magistrales que cela) il vint me rejoindre avec entre les mains un vinyle de Dang Thai Son jouant Chopin (on a coutume de dire qu'il est facile de jouer les compositions surtout les sonates de ce compositeur, pour moi, Thai Son est toutefois le seul à donner de la signifiance à chaque note. Bon ! J'arrête de jouer au cuistre cela ne me va pas du tout) et je ne sais pas pourquoi il a décidé de se la jouer grande déclaration. Il avait composé tout cela sans prévoire que le hoquet allait s'en mêler. Allez ne pas éclater de rire, lorsque le gars en face vous vous tient un discours du style : Tu sais ..hic..depuis que l'on ...hic....se connait ..... Je sais là je suis franchement méchant, je suis même à recracher. Et pourtant, je n'ai pas ri. Bien au contraire, j'ai trouvé que même son « hic » avait du charme. Lorsque je repense à cela, je me dis qu'heureusement certaines choses ont changé. Je l'ai dégoûté de la gonflette que je n'aime pas (payer un abonnement pour se voir enfermé dans une salle avec des veaux qui n'ont d'autres soucis que de calculer combien ont-ils gagnés de cm de tour de biceps, de cuisses ou autre, c'est franchement aimé se faire baiser;-) ; pour le ciné c'est bon on partage, il me suit dans mes petites salles pour la énième rediffusion de mes films des années 50 et moi je me paie le luxe d'aller faire un somme pendant la diffusion de ses Chrek and Co.

Je suis maintenant totalement éveillé, j'enfouis ma tête sous les draps mais rien il est absent depuis si longtemps que son parfum s'est dissipé. Le pire c'est que je commence à être niais. Prochaine étape c'est les crises de larmes (je plaisante, Moi homme des cavernes Ps savoir quoi pleurer veut dire grrrrrr).
Purée quelle journée ! Même le chat n'est pas venu aujourd'hui me faire grâce de mes miaulements, de ses griffes et surtout de son plongeon sur ma bouille. Franchement les mecs si vous partez quelque part ne mettez pas vos animaux de compagnie chez vos copains, car franchement, au moment où le manque devient excessif, il faudrait leur épargner la déchéance de parler avec un chat un chien, et encore pire avec un poisson ;-)
Le chat est déprimé, et c'est triste un chat accablé. Je suis sûrement pour quelque chose là dedans car il a échangé son doux nom de Princesse (à propos l'une des spécialités de Léo est de donner des surnoms - qui sont pour moi autant de sobriquets- à tout ce qui l'entoure. Mais je vous préviens y a pas intérêt à ce que l'un d'entre vous m'honore d'un surnom pareil, à moins que vous vouliez avoir le privilège de m'entendre vous chanter du B. Adams version Carlo Broschi, -Farinelli-) avec celui de boule de poils, il a pris 3 kg, et la mauvaise habitude de dormir avec moi dans le lit.
Un homme, un chat, plusieurs propositions :- )
Je me décide enfin à émerger. Saute sur le téléphone, afin de lui annoncer la nouvelle : c'est bon je décide de le rejoindre pour le week-end ce qui nous permettra de revenir ensemble. Enfin, là j'exagère car je lui est parlais la veille vers 3 heures du mat, il répond. Le ton est froid, les réponses, courtes et insignifiantes. je lui annonce la bonne nouvelle en lui expliquant que j'aurais préféré lui faire la surprise, mais que depuis l'histoire avec Nina-ma soeur- je m'en méfiais un peu. Je commence à m'emballer, et là je l'entends marcher et le brouhaha devient plus présent. Il m'explique qu'il n'était pas seul et qu'il était sorti à la fenêtre pour mieux me répondre. Mais la réponse ne fut pas à la mesure de mes espérances : « Tu ne devrais pas venir, je suis occuppé et tu resteras seul, c'est dommage » MOI « c'est pas grave, je ferais du tourisme et puis le soir on se verra » Léo « TU sais ....(je censure mon surnom, car il faut comme même garder sa dignité) je suis vraiment occupé et parfois je rentre à l'hôtel vers les coup d'une heure du mat ......» là il continue à me raconter, je ne sais plus quoi, et moi de mon côté je me dis d'arrêter de tenter d'analyser chaque mot, chaque ton (jeu que j'apprécie d'ailleurs beaucoup). Je reprends ma concetration avec son « Promets moi de ne pas venir ! » et là je raccroche. Je ne lui en veux même pas, c'est moi qui a été sur ce coup franchement con, il y a des désirs que l'on devrait garder pour soi.
Au moins là ma mélancolie a disparu. J'aurais gagné quelque chose de ce coup de fil.
Je prends mon bain, sentant que mon asthme se rappelle à mon bon souvenir je prends un chocolat chaud (ma seule véritable drogue ) pendand que le chat prend sa pitance en me regardant de son grand regard. Le téléphone sonne, c'est Léo qui rappelle. Et en plus le con se met à crier et comme pour s'excuser il finit par me dire : Ok ! je t'envoie un billet pour que tu viennes ce samedi. Et là, j'ai senti non pas le ah des choses (chez les Asiatiques) mais le hhhhhhhhaaaaaaaaaaaaaa des mots. Je hais lorsqu'il se la joue grand seigneur qui entreprend le petit étudiant. A chaque fois qu'il réagit ainsi j'ai l'impression de devoir lui répondre : « Tu es mon amant tu demeures mon maître ». mais j'ai bien conscience que cette discussion est sans intérêt. Et comme je ne suis casse tête qu'avec ceux qui ne font pas partie de mon petit entourage, je lache du leste. Pas la peine de te rejoindre : tu rentres mardi,
j'ai pas besoin de perdre mon emploi,
je ne veux pas avoir l'air d'être une personne en souffrance ...
. Et puis il faut mieux garder son pécule pour nos projet de vacances en commun. Et là, il m'annonce qu'il ne pourra pas prendre de congé cette année. : - (((
Il me propose de venir l'attendre à sa descente du ferry , oh non merci. Il sera surment accompagné de ses chers collègues et je passerais encore pour son ami, frère, cousin qui s'est sacrifié pour venir le chercher.

Quelle saleté de distance qui nous ôte même le privilège de nous mettre férocement en colère ! Même le courroux y est insipide, inodore et incolore.

L'état d'esprit actuel : las de tout. Et dire qu'il faut aller travailler ce soir, à cette idée j'esquisse un sourire. J'imagine déjà la tête qu'il va faire lorsque je vais lui annoncer où je vais devoir travailler pendant ces vacances.

10/07/2004

10/07/04 - 18:42

Merveille du cerveau

La neuro-linguistique (qui est la 1/2 de ma spécialité) est une étude qui pourrait semblait abstraite, sans intérêt. pour la rendre plus concrète on va tenter une expérience. voici un texte qu'il faudra lire attentivement:
"Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dnas un
mot n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et
la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dnas un dsérorde ttoal
et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu
hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe, mias le mot cmome un tuot. "

Etrange comme même que malgré l'incohérence orthographique la majorité d'entre nous arrive à lire ce qui a été produit plus haut
Notre cerveau est vraiment quelqeu chose à découvrire

10/07/04 - 17:58

LEO

Ce qui m’a fait inscrire dans ce ite et dans d’autres, c’est un désir de me venger de mon copain LEO. Je sais que c’est n’est pas très joli. Mais avec sa jalousie de pékinois je savais que c’était le meilleur moyen pour le, et pourquoi avoir peur des mots, BLESSER. Ceci est mesquin salop mais il est préférable de s’engager sur cette route plutôt que d‘aller dans une boite où j’aurais eu d‘autres possibilités que je désire pas car il ne faut pas comme même pas tenter le diable. Ma fidélité n’est comme même pas à l’épreuve de tout, et je n’ai pas envie de le tromper.

Un jour, Léo n’annonce au téléphone qu’il m’invitait quelque part pour m’annoncer une belle nouvelle. Le coin était merveilleux, la nouvelle aussi enfin, après un an et demi de travail acharné il avait sa promotion. Je le vois encore assit en face de moi, il avait pris d’un coup son regard de gosse qui me rend fou de lui et à ce spectacle je ne pouvais qu‘être heureux mais heureux. Je vous passe les détails de la soirée (censuré).
Je me disais qu’enfin on au plus de temps pour nous. Quelle erreur, et ben non, au contraire. Mon chéri, par lâcheté peut être ou bien pour ne pas gâcher la soirée et notre bonheur actuel a omis de me dire que sa promotion signifiait une mutation , après 4 mois d’essai, et encore à Londre. Il lui a fallu 04 jours pour me le dire, et encore il était obligé de le faire pour expliquer pourquoi on ne passerait pas le week-end ensemble.
Que faire dans ma situation ?
Trois choix s’offrent à moi :
Soit le suivre, mais je ne sais pas quelle fierté m’empêche de le faire. Je refuse de m’y résoudre. Pourquoi devrais-je sacrifier tout ce que j’ai là ? Par amour, peut-être, je n’en manque pas pour lui, mais comment outrepasser sa lâcheté, sa décision prise pour nous deux, son choix de me mettre au second plan ?
Soit le quitter. Et là ma réponse est simple c’est impossible. Mon monde est petit, il a fini par prendre les dimensions de ses yeux (je ne dirais pas qu’il est le phare qui guide mes pas, je trouve cette métaphore d’un grotesque affligeant, d’une médiocrité rare c’est plus de métaphore filée qu’il s’agit mais de métaphore fêlée !).
Soit patienter et accepter cette situation le temps que cela durera. Mais les relation a distance ne ont pas pour moi, d’ailleurs elles ne sont faites pour personne. Et ce n’est même pas par crainte d‘être trompé. Je suis assez naïf pour croire qu’il ne le fera jamais. Ce n’est pas non plus par crainte d’être oublié. Il m’a prouvé à maintes reprise que je suis toujours à ses côtés. Pendant ces derniers mois, il était si occupé avec tout son travail que nos week-end se résumaient en deux tableaux : lui travaillant jusqu’à plus d‘heure et moi sortant avec des amis pour ne pas avoir à tourner autour de lui et à l’énerver. Un soir, lassé de tout cela, j’ai passé une grande partie de la nuit dehors rentré à 2 heure du matin, il m’avait laissé des messages à peu près tous les quarts d’heure, lorsque j’ai dépassé le seuil de la porte je trouve disposé sur la table des bougies qui éclairaient une petite salade à la tomate et des biscottes. Le repas n’avait rien de super mais le reste était tout juste « « « « « parfait » » » ». comment vivre après cela loin de lui, comment vivre son absence ? Déjà que seuls les week-ends nous appartenaient si même cela disparaît qu restera-t-il de NOUS ?

J’ai un autre choix, l’enfermer, le séquestrer jusqu’à la fin des temps. Cela sera mon dernier recours.

Bon, GIGI respire un bon coup et patience patience ! et surtout pas d’idées trop farfelues