J'écoute : come
Je regarde : l'heure qui ne veut pas passer
Je lis : des expertises... super
Je joue : à me donner une contenance
Je mange : pas faimmmmmmmmmmmmm
Je cite : après la pluie....le blizar

29/09/2004

29/09/04 - 11:15

pouic puoic

Après la journée d'hier qui se résumerai bien à :
- une grosse fatigue mentale,
- une incapacité à travailler
- la perte de mon téléph.
- une belle enguellade avec Léo


j'ai décidé de me prendre en main, et de me tirer en Bretagne, coin où je ne connais personne et où je me sens comme libéré de tout. dans une heure, je prends la route au programme RIEN, RIEN, et Rien........il faut vraiment que je suive se programme car dès mon retour, je devrais faire mes cartons et cela sera certainement l'occasion de plein plein de nostalgie (mon ennemi juré)...

mais je me rassure en me disant que Samedi je partirais à Paris rejoindre Léo et là.........là ........euhhhhhhhhhh rien ne changera lol

28/09/2004

28/09/04 - 14:03

de quoi parler

Pour rendre mon journal plus VRAI, et afin de ne point m'auto-censurer. je lance un sondage qui dirigera mes futurs atricles.
alors mes amis quels détails trépidants de ma vie saura faire le bonheur des curieux

1- ma tentative de suicide
2- la violonce dans mon ancien couple
3- la fois où j'ai joué à la pute
4- ma peur à chaque fois que je vois Léo que tout cela cesse
5- mes angoisses de la vie, qui font de moi un salaud par crainte d'être juste moi

si vous avez des suppositions alors je suis prenneur!

28/09/04 - 13:46

et c'est reparti

La bonne humeur vient de partir voir ailleurs........
c'est p........usant tous ces changements d'état d'âme......

il faut que je prenne quelques jours rien que pour moi, je partirais certainement en Bretagne... mais pourrais-je le faire sans pour cela ameuter toute la bande qui se demandera qu'est-ce qui m'arrive.
Mais c'est vrai qu'est-ce qui m'arrive?
heuuuuuuuu
1- mon directeur de recherche m'a laminé.. décidement il est pas d'accord avec mon départ pour LOndres et cela s'entend...
2- je ne travaille pas depuis quelque temps (je ne voudrais pas commencer qqchose et partir ) et cela me mine
3- je déteste aimer....
et là je suis gronchon.. cela est piteux lol

28/09/04 - 12:57

ET oui je le trouve BEAU

Alors soyons clair (ce message s'adresse à tous ceux qui m'ont fait la remarque)
OUI JE TROUVE BRUNO PUTZULU BEAU
j'aime tout en lui et même son air de chien battu ..
Il serait même bien placé si je devais faire un top 50 de la bogossité vue par moi

27/09/2004

27/09/04 - 16:52

Message perso!

Bon, cela me rappelle une très jolie chanson! mais là n'est pas le propos.
Voilà, je tente depuis un certain temps une intrusion dans les blog de certain, je lis, je relis, j’analyse (pas dans un sens négatif mais c’est juste que je tente de comprendre)
Et me voilà éternellement attiré par le blog de Sig…toujours en quête d’une chose que j’ignore qui me permettra de mieux cerner certains de ses propos.

Alors voilà Sig :
Tu es en droit de m’envoyer balader car en effet j’ignore tout de ta vie, et que j’ignore ce qu’à bien pu être ta vie et tes déceptions, mais pour le peu que tu m’as laissé entrevoir je ne peux resté indifférent à ta souffrance. Un coup de pied au fondement pourrait peut être t’aider mieux que ce discours vide de sens que je suis en train de déverser. Mais c’est le seul moyen que j’ai de …………
Les histoires qui finissent mal ont toujours cette sale habitude de nous faire croire à la fin d’un monde, à la fin d’un sentiment. Mais en vérité ce sentiment n’est en rien négatif, il nous permet juste de faire le deuil non pas du sentiment absolu mais de cette expérience. C’est une manière de laisser aller les choses avec douceur. Mais si cette étape est mal comprise, on finit vite par s’enfermer dans une solitude, de juré tous ses dieux de ne plus aimer, de ne plus se donner une seconde chance et cela devient une habitude… la méfiance envers un sentiment est la pire des choses. Il faut se laisser aller à la vie sans jamais être celui qui jette les gants le 1°. Jamais

Et puis devenir blasé est indigne de toi, tu vaux tellement mieux, tellement mieux que toute cette déception, que toute cette souffrance. Tu as la valeur des sentiments que tu as eu, tu as la grandeur de cet espoir que tu as garder malgré le fait que les choses semblaient aller mal….
Alors ne pers pas tout cela en rejetant cette souffrance………en t’habituant à vivre sans espoir……….en oubliant qui tu es vraiment (comme si moi je le savais ? non moi je le sens c’est autre chose)

Et puis oui cela ne sera jamais plus pareil mais on aime toujours pour la première fois…. Cet infidèle cœur à le don salutaire de perdre la mémoire et c’est tan mieux

20/09/2004

20/09/04 - 16:27

Le canapé de Léo

Voici un coin où il m'arrive souvent de finir la nuit. Et n'allez pas voir en cela la conséquence d'un refroidissement conjugal (là je doute de la justesse du mot, mais je suis dans une période d'audace lexical)- le « tu dormiras donc sur le canapé » m'est arrivé seulement 3 fois.
Cette habitude est juste la conséquence d'un compromis entre Léo et moi. Bien que nous partagions beaucoup de nos loisirs (chiner, faire le tour de certaines expo, de certains bouquinistes, antiquaires....) il y a certaines occupations qui nous ont toujours opposé et qui ont même été au début des causes de petite prises de tête (pour Léo c'est ses séries que je trouve idiotes, et pour moi c'est le sport à la télé -tout sauf la boxe et le golf- qu'il trouve totalement nullissime) et comme nous voulions resté ensemble le plus de temps possible d'autant plus que nous n'avons que les week-end pour cela, nous avons fini par avoir recours au fameux enregistrement.
Le visionnage des enregistrement peut traîner jusqu'à pas d'heure, et comme je ne veux pas réveiller mon homme, je m'endors sur le canapé.
Mais j'ai fini par comprendre que ce canapé était magique.
Et c'est pas de bluff !
Souvent lorsque je m'assoupie, une ombre vient m'y rejoindre, j'entends ses pas lorsqu'elle s'approche de moi tout en devenant de plu en plus sourds ; j'entends sa respiration profonde...je la sens qui se poste à quelques pas de moi, je perçois son hésitation à faire un pas de plus...surtout, je souris lorsque enfin elle décide de venir vers moi, ses pas deviennent plus rapprochés, sa main m'effleure, et enfin, elle s'allonge à mes côtés en m'enfonçant au fond du canapé. Depuis le temps Léo aurait pu acheter un canapé plus large, mais je détesterais cela. J'aime à savoir cette ombre tout contre moi, j'aime à entendre un battement de coeur dans la nuit sans savoir si c'est le mien ou le sien, j'aime sentir cette chaleur qui m'empoigne et qui n'est balayée que par le mince souffle de sa respiration. ...

Tu vois mon chéri...
Même si je te semble parfois distant, même si je n'ai pas cette facilité tant souhaitée pour te dire des grand mots, même si je ne suis pas capable de te dire que je t'aime en plus de 2 langues (et encore pour la seconde je me pose souvent la question), même si j'ai eu cette hésitation à tout quitter pour venir vivre avec toi, même si je ne décrocherais jamais la lune pour toi, ni même peut être une petite étoile de noël, ...;même si je suis faible devant le monde qui t'entoure et qui parfois te blesse...;il ne reste pas moins, que je te vois vivre dans tout ton être et même dans cette hésitation nocturne que tu tente de cacher, que je te sens vivre au plus profond de mon être, que j'apprends chaque jour un peu plus à faire taire mes angoisses pour découvrir et faire vivre tes désirs, que j'apprends à respecter tout en toi (et même à admirer cette force que tu caches derrière ta sensibilité), que s'il m'était donné, je vendrais bien mon âme en échange de l'éternité avec toi...;que vivre aujourd'hui est un verbe qui prend tes formes pour déclinaison, et ton être pour mode...;que ....(je n'arrive toujours pas à l'écrire avec simplicité, à toi de le deviner comme tu le fais toujours mais en le multipliant à l'éternité)... que je ne te demande rien sauf d'être la proie de mon impossible (et tant que tu y es montre moi que rien n'est impossible)

20/09/04 - 16:26

FOU FOU

Et oui j'ai comme une certaine tendresse (en utilisant de tels lexèmes je prends conscience de cette idée que beaucoup d'entre vous se font de moi...mais faut-il vous le dire les mots mentent !) pour tous ces fous littéraires. Mes lectures tournent souvent (pas toujours il faut le souligner) autour de Sade, de Lautréamont, d'Artaud, de Campana, d'Antony Deschamps et du journal de V. Nijinska. Alors, j'aimerais partager avec vous certaines de mes folies littéraires. Je pourrais en effet pérorer sur telle ou telle autre lecture de ces textes, mais il me semblerait les réduire à mon seul entendement. Alors voici pêle-mêle certains extraits du moins fou de tous sans doute : Artaud.
- L'absolu n'a besoin de rien. Ni de dieu, ni d'ange, ni d'homme, ni d'esprit, ni de principe, ni de matière, ni de continuité.
- Je sais bien que le plus petit élan d'amour vrai nous rapproche beaucoup plus de Dieu que toute la science que nous pouvons avoir de la création et de ses degrés
- On gagne l'amour par la conscience d'abord, et par la force de l'amour après
- Nul n'a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l'enfer.
- Il ne faut pas trop se hâter de juger les hommes, il faut leur faire crédit jusqu'à l'absurde, jusqu'à la lie.
- Là où ça sent la merde ça sent l'être.
- Tout vrai langage est incompréhensible
- « Paolo Uccello (qui est un des nombreux doubles textuels d'Artaud) est en train de se débattre au milieu d'un vaste tissu mental où il a perdu toutes les routes de son âme et jusqu'à la forme et à la suspension de sa réalité. »
- « Je n'ai visé qu'à l'horlogerie de l'âme, je n'ai transcrit que la douleur d'un justement avorté.
Je suis un abîme complet. Ceux qui me croyaient capable d'une douleur entière, d'une belle douleur, d'angoisses remplies et charnues, d'angoisses qui sont un mélange d'objets, une trituration (mot clé d'Artaud) effervescente de forces et non un point suspendu
- avec pourtant des impulsions mouvementées, déracinantes, qui viennent de la confrontation de mes forces avec ces abîmes d'absolu offert,
(de la confrontation de forces au volume puissant)
Et il n'y a plus que le abîmes volumineux, l'arrêt, le froid, -
Ceux donc qui m'ont attribué plus de vie, qui m'ont pensé à un degré moindre de la chute du soi, qui m'ont cru plongé dan un bruit torturé, dans une noirceur violente avec laquelle je me battais,
- sont perdus dans les ténèbres de l'homme. »
- « Si l'on pouvait seulement goûter son néant, si l'on pouvait se bien reposer dans son néant, et que ce néant ne soit pas une certaine sorte d'être mais ne soit pas la mort tout à fait.
Il est si dur de ne plus exister, de ne plus être dans quelque chose. La vraie douleur est de sentir en soi se déplacer sa pensée. Mais la pensée comme un point n'est certainement pas une souffrance.
J'en suis au point où je ne touche plus à la vie, mais avec en moi tous les appétits et le titillation insistante de l'être. Je n'ai plus qu’une occupation, me refaire »

Lle dernier texte est sans doute un peu long mais il est de ceux qui me perturbent (ou pour imiter l'auteur me titillent) le plus. Certains y verront une apologie du suicide, de la mort...pour moi au contraire, j'y lis un hymne à la vie, la vraie celle où il nous faut gagner quelque chose : notre moi
« SUR LE SUICIDE
Avant de me suicider je demande qu'on m'assure de l'être, je voudrais être sûr de la mort. La vie ne m'apparaît pas comme un consentement à la lisibilité apparente des choses et à leur liaison dans l'esprit. Je ne me sens plus comme le carrefour irréductible des choses, la mort qui guérit, guérit en nous disjoignant de la nature, mais si je ne suis plus qu'un déduit de douleurs où les choses ne passent pas ?
Si je me tue, ce ne sera pas pour me détruire, mais pour me reconstituer, le suicide ne sera pour moi qu'un moyen de me reconquérir violement , de faire brutalement irruption dans mon être, de devancer l'avance incertaine de Dieu. Par le suicide, je réintroduis mon dessin dan la nature, je donne pour la première fois aux choses la forme de ma volonté. Je me délivre de ce conditionnement de mes organes si mal ajustés avec mon moi, et la vie n'est plus pour moi un hasard absurde où je pense ce que l'on me donne à penser. Je choisis alors ma pensée et la direction de mes forces, de mes tendances, de ma réalité. Je me place entre le beau et le laid, le bon et le méchant. Je me fais suspendu, sans inclination, neutre, en proie à l'équilibre des bonnes et des mauvaises sollicitations.
Car la vie elle-même n'est plus une solution, la vie n'a aucune espèce d'existence choisie, consentie, déterminée. Elle n'est qu'une série d'appétits et de forces adverses, de petites contradictions qui aboutissent ou avortent suivant les circonstances d'un hasard odieux. La mal est déposé inégalement dans chaque homme comme le génie, comme la folie. Le bien, comme le mal, sont le produit des circonstances et d'un levain plus ou moins agissant.
Il est certainement abject d'être créé et de vivre et de se sentir jusque dans le moindres réduits, jusque dans les ramification les plus impensées de on être irréductiblement déterminé. Nous ne sommes que des arbres près tout, et il est probablement inscrit dans un coude quelconque de l'arbre de ma race que je me tuerai un jour donné.
L'idée même de la liberté du suicide tombe comme un arbre coupé. Je ne crée ni le temps, ni le lieu, ni les circonstances de mon suicide. Je n'en invente même pas la pensée, en sentirai-je l'arrachement ?
Il se peut qu'à cet instant se dissolve mon être, mais s'il demeure entier, comment réagiront mes organes ruinés, avec quels impossibles organes en enregistrerai-je le déchirement ?
Je sens la mort sur moi comme un torrent, comme le bondissement instantané d'une foudre dont je n'imagine pas la capacité. Je sen la mort chargée de délices, de dédales tourbillonnants. Où est là dedans la pensée de mon être ?
Mais voici Dieu tout à coup comme un poing, comme une faux de lumière coupante. Je me suis séparé volontairement de la vie, j'ai voulu remonter mon destin !
Il a disposé de moi jusqu'à l'absurde, ce Dieu ; il m'a maintenu vivant dans un vide de négation, de reniements acharnés de moi-même, il a détruit en moi jusqu'aux moindres poussée de vie pensante, de vie sentie. Il m'a réduit à être comme un automate qui marche, mais un automate qui sentirait la rupture de son inconscience.
Et voici que j'ai voulu faire preuve de ma vie, j'ai voulu me rejoindre avec la réalité résonnante des choses, j'ai voulu rompre ma fatalité.
Et ce Dieu que dit-il ?
Je ne sentais pas la vie, la circulation de toute idée morale était pour moi comme un fleuve tari. La vie n'était pas pour moi un objet, une forme ; elle était devenue pour moi une série de raisonnements. Mais des raisonnements qui tournaient à vide, de raisonnements qui ne tournaient pas, qui étaient en moi comme des « schémas » possibles que ma volonté n'arrivait pas fixer.
Même pour en arriver à l'état de suicide, il me faut attendre le retour de mon moi, il me faut le libre jeu de toutes les articulations de mon être. Dieu m'a placé dans un désespoir comme dans une constellation d'impasses dont le rayonnement aboutit à moi. Je ne puis ni mourir, ni vivre, ni ne pas désirer de mourir ou de vivre. Et tous les hommes sont comme moi »

15/09/2004

15/09/04 - 18:33

Histoire d'une passion,

Qui peut échapper à cette éternelle question sur sa fonction sociale ? pas moi et surtout pas sur ce site. Il arrive à certains de me faire remarquer qu'à mon âge on devrait avoir finit ses études (certainement, mais il y a des intelligences moins habiles que d'autres), d'autres me demandent à quoi ces études me destinent.

Et ben oui mes amis, à 28 ans j'en ai pas finit avec me études (et en aurais-je seulement finis un jour ?), de plus, la psycholinguistique qui est ma spécialité ne me destine absolument à rien. Je n'ai pas entrepris des études en fonction d'un plan de carrière, j'étudie pour la beauté du geste, ou plutôt poussé par une nécessité pseudo intello (j'ai compris un jour que la seule vérité qu'il nous était donné de connaître est celle de l'Homme).
Je tente parfois, de faire l'archéologie de ma passion, juste pour comprendre d'où me vient ce besoin que j'ai de décortiquer tous les mots tous le gestes qui m'entourent. Cette chronique n'est pas très dure à réaliser. Il suffit pour ce faire de suivre 3 voies qui ont mené à la vie, d'entendre 3 voix qui ont crié une seule réalité (3 voies, une vie ; 3 vérités, une seule réalité).
Et comme de bien entendu, j'ai découvert ces textes dans un livre de philo, et j'ai passé après tant de jours à approfondir mes connaissances.
1° texte :
« Autrui, pièce maîtresse de mon univers...;Je mesure chaque jour ce que je lui devais en enregistrant de nouvelles fissures dans mon édifice personnel. Je sais ce que je risquerais en perdant l'usage de la parole, et je combats de toute l'ardeur de mon angoisse cette suprême déchéance. Mais mes relations avec les choses se trouvent elles-mêmes dénaturées par ma solitude.
...
Ma vision de l'île est réduite à elle-même. Ce que je n'en vois pas est un inconnu absolu. Partout où je ne suis pas actuellement règne une nuit insondable. Je constate d'ailleurs en écrivant ces lignes que l'expérience qu'elles tentent de restituer non seulement est sans précédent, mais contrarie dans leur essence même les mots que j'emploie. Le langage relève en effet d'une façon fondamentale de cette univers peuplé où les autres sont autant de phares créant autour d'eux un îlot à l'intérieur duquel tout est -sinon inconnu- du moins connaissable. Les phares ont disparu de mon champ. Nourrie par ma fantaisie, leur lumière est encore longtemps parvenue jusqu'à moi. Maintenant, c'en est fit, les ténèbres m'environnent.
Et ma solitude n'attaque pas que l'intelligibilité des choses. Elle mine jusqu'au fondement même de leur existence. De plus en plus, je suis assailli de doute sur la véracité du témoignage de me sens. Je sais maintenant que la terre sur laquelle mes deux pieds appuient aurait besoin pour ne pas vaciller que d'autres que moi la foulent. Contre l';illusion d'optique, le mirage, l'hallucination, le rêve éveillé, le fantasme, le délire, le trouble de l'audition...; le rempart le plus sûr, c'est notre frère, notre voisin, notre ami ou notre ennemi, mais quelqu'un, grands dieux, quelqu'un ! »
M. Tournier, Vendredi ou les Limbes du Pacifique.
Lorsque j'ai eut fini avec ce roman, je me suis découvert une passion pour les oeuvres - témoignages, pour toute cette littérature du vécu (récit de voyage, de naufrage, de survivant, d'exilé...). Et elle était bien riche ma bibliographie. C'est là que je me suis demandé pourquoi alors qu'il se trouvait dans une situation de crise (situation qui le mettait en face de sa mort) l'homme avait-t-il besoin d'écrire, de se dire ? la langue devenait un moyen pour exorciser son évanescence (si l'on peut vraiment le faire!)
Et pourtant on n'a eut de cesse de me dire que la langue est un outil de communication, d'échange avec autrui.
Mais cette définition m'a toujours posé problème. Elle ne nous permet pas de sortir ce cet éternel débat du Sujet et de l'Objet, elle m'empêtre dans l'inévitable (selon certains) réification, déshumanisation de l';individu. Elle ne me permet de faire vivre celui qui parle autrement que comme Objet de désir d'un sujet à définir.
Les deux parties de l'équation langagière existent l'un indépendamment de l'autre. Les paroles (comme les gestes) de chacun sont sans contrepartie. L'expérience que figure la langue demeurera éternellement étrangère à cet Autre. Le Soi et l'Autre sont juste des structure de perception, oui voilà nous sommes juste des structures (merci Lacan pour cette terrible vérité). Bien qu'il soit celui par qui j'existe car il est par son existence celui qui fait surgir le monde extérieur et par ricochet celui qui me fait surgit, nous sommes condamné à la solitude existentielle (selon la notion de G. Berger).
De plus cette définition de la langue requiert la présence de deux individualités. Mais dans les robinsonnades l'autre n'est pas présent. Et pourtant malgré cette absence, la langue n'est pas tronquée de son sens. Le sens ne trouverait donc pas son essence dans l'échange ? Mais où se trouve donc cette essence ?
La parole n'est point un outil d'échange, elle est un système qui crée l'Homme. On ne parle pas à autrui, on cherche à Etre au travers des mots. Même Dieu, si l'on y croit, a créé le monde en utilisant le verbe premier. Dieu comme tel n'a existé qu'une fois qui à dit. Sommes nous donc si indignes pour ne pas suivre cet exemple ?
Pour montrer cela pas besoin de grands moyens : je vous invite juste à vous connecter sur un site de chat, et de ne par parler, d'être juste là...;vous sentirez bien vite comme une sensation d'absence. En effet c'est votre être qui prend congé de vous petit à petit.
Car franchement, il faut l'avouer, bien que les Grecs soient les plus intelligents philo qu'ai connu le monde ils se trompent lorsqu'il affirme que le logos (parole humanisée) s'oppose au phoné (cris des animaux). Malgré leur différence structurelle, ces deux dispositifs obéissent tous deux à la volonté de dire ses impressions. En effet, « La parole est un geste et sa signification un monde » (Merleau-Ponty), mais ce monde c'est NOUS.
1° constat : on parle pour exister.

2° texte :
« l'importance de Lacan vient de ce qu'il a montré comment, à travers le discours du malade et les symptômes de sa névrose, ce sont les structures, le système même du langage- et non pas le sujet- qui parlent...Avant tout existence humaine, il y aurait déjà un savoir, un système, que nous redécouvrant.
(...)
On pense à l'intérieur d'une pensée anonyme et contraignante qui est celle d'une époque et d'un langage. Cette pensée et ce langage ont leur loi de transformation. La tâche de la philosophie actuelle... c'est de remettre au jour cette pensée d'avant la pensée, ce système d'avant tout système.... Il est le fond sur lequel notre pensée " libre" émerge et scintille pendant un instant (cette dernière phrase a le don de m'obnubiler »
M. Foucault
On croit par acquis de conscience que notre inconscient est une structure personnelle, qu'il est rattaché à une vie unique, à des désirs individuels. Mais si l'on y revient à deux fois (guidé bien sur par Young, même si sa notion de fonction psychique naturelle me pose problème), on constate que notre inconscient, que les inconscients sont éminemment collectifs. L'inconscient ressemblerait par certains aspects à cet Intellect aristotélicien. Ce que l'on pense est social bien sûr tout le monde dira autant, mais ce qu'il faut savoir c'est que notre structure mentale est universelle. C'est la même construction psychique (les mêmes structures signifiantes et inconscientes) qui nous fait vivre des existences si différentes les unes des autres. Et c'est en cela que l'on peut trouver les fondements d'un archétype humain.
L'universel de notre âme loin de déprécier les expériences individuelles, nous montre comment est-ce que l'Homme peut transcender la structure de vie pour en faire une Existence à sa mesure.
Et c'est cette structure universelle que je tente de mettre à jour dans ma recherche. Pensons-nous tous de la même manière (pas aux mêmes choses bien sûr) et si oui comment ce fait-il que l'on soit si différents ?
2° constat : Je suis NOUS

3° texte :
" l'aliénation consiste dans cette part de soi-même qui demeure à soi-même irréductiblement étrangère : aliénation de ne pas accepter dans le cours de notre existence certains faits, ou certains sentiments que nous y éprouvons contradictoires, absurdes, et étrangers ; aliénation de ne pas comprendre l'origine ni le sens de certains comportements qui, comme on dit, nous échappent ; aliénation de garder par devers soi, dans le refoulement de l'inavouable, ce par quoi l'humanité universelle nous proscrit d'elle-même et nous constitue en étranger, puisque ce que nous avons vécu ne peut pas être vécu par elle et qu'elle refuse de l'accueillir dans son langage ; aliénation de vivre une réalité que toute rationalité révoque, et par conséquent de vivre une vie qui n'est pas la nôtre et qui nous est étrangère puisque nous ne la comprenons pas. Comme dans le casa de la cure shamanique, la fonction de la parole psychanalytique va donc être de substituer à l'incohérence, à l'inanité, à l'hermétisme et à l'incommunicable particularité d'une expérience vécue dans le désarroi, la cohérence, la justification, la rationalité et l'intelligibilité universelles d'un texte qui systématise en une tonalité signifiante notre existence jusque-là éparse en un absurde grimoire de signes indéchiffrables. De même que le shaman improvise le texte dans lequel il insère l'expérience du malade, de même le psychanalyse invente, à partir des données fragmentaires, inorganisées et brouillées que lui livre le consultant, le texte clair, exhaustif, organisé et parfaitement lisible où ces données prennent place et d'où elles reçoivent leur rassurante signification.
...
L'opération du psychanalyste consiste à apprendre au malade, d'une part, une sémantique grâce à laquelle les différentes expériences et les divers comportements sont constitués en signes et restitués dans leur signification originaire et, d'autre part, à lui révéler l'existence d'une syntaxe universelle dans laquelle s'exprime la vie de tous les hommes et conformément à laquelle tous les signes s'organisent pour former le système de leur signification. ...) La révélation de cette sémantique et de cette syntaxe universelle, c'est-à-dire d'un symbolisme universel du désir, des lois universelles du dynamisme conflictuel du désir, de l'étiologie universelle des frustrations, des inhibitions, des refoulements, en faisant accéder le malade du silence de l'innommable et de l'inavouable au langage de l'explication et de la compréhension, en rendant communicable ce qui l'excommuniait, le fait accéder aussi de la ségrégation à la communauté. Pour lui aussi, c'est le "logos" retrouvé »
N. Grimaldi, le Désir et le temps.
Là pas besoin de commentaire. Même si c'est par ce texte que je suis venu à la psychanalyse.
3° constat,
Le psy est un shaman, et l'on ne devrait pas lui donner plus de crédit que cela. A moins que l'on soit prêt à croire au pouvoir des shamans et des prophètes.

15/09/04 - 18:05

3 à 0 (et c'est pas le score du PSG)

Nous avons tous eu à traverser des étapes qui ont inévitablement fait de nous des « Hommes ». Dans les cultures premières, ceci se nomme des étapes initiatiques. Ces passages obligés y sont encadrés par les autres. L'initié se doit de prouver son appartenance au groupe, en dépassant un certain nombre d'épreuve qui font de lui un membre actif de sa communauté. En occident, on est forgé au feu du malheur et de la solitude. Toute épreuve tend à nous dissocier des autres ; à faire de notre vie un champs (de bataille le plus souvent) où n'a le droit de labourer d'une seule personne.
Ma vie, elle fut forgée par trois coups de marteau qui furent au tant de heurts que j'offrais pour annoncer le début de cette farce.
Le premier heurt est celui de la vie de famille.
J'ai eu une enfance heureuse jusqu'à ma 10° année. Vivant seuls avec notre mère, nous étions les princes du monde. La vie était une suite de plaisanteries, d'éclats de rire, de leçons apprises sous l'effet de l'amusement. Je me souviens des costumes extraordinaires que nous créait ma mère, et qui nous servaient à nos jeux de scène. Je me souviens de ce qu'était notre Roch ha-Shana (nouvel an) : une fête de la vie . Pour cette occasion notre mère nous offrait un petit cadeau en céramique que nous devions briser l'année étant passée. Et à chaque fois, nous l'entendions nous dire : il est ainsi dans la vie, il nous faut parfois apprendre à nous séparer de ce qui nous est cher afin de pouvoir en recevoir de nouveau.
Ma mère était alors la plus belle au monde (et n'allait pas salir ce souvenir en l'expliquant avec un quelconque complexe oedipien). Sculptrice, ma mère nous a appris à aimer l'art et surtout l'amour de la matière. Nous avons grandit dans le sein d'une mère qui n'a jamais su retenir ses caresses, ses sourires.... Mais avec le retour de mon père, après la fin de sa spécialisation, un voile noir a enveloppé nos vies. L'amusement, la folie qui étaient notre quotidien furent bannis. Tout est devenu axé sur la réussite, sur l'excellence. Mon grand frère par exemple a toujours eu une grande passion pour le violon (son trois-quarts résonnait dans toute la maison avant), cette passion c'est vite transformée en cours, en concours....
Heureusement pour moi, je n'ai jamais été doué en quelque domaine que ce soit, il n'a donc jamais eu l'opportunité de ne dégoûter de mes rêves. Ma velléité et mon asthme m'ont toujours protégé contre la volonté de perfection de mon père.
Ma mère avait cessé d'être elle-même, elle cessa petit à petit à sourire, et au bout d'une année elle abandonna même la sculpture. Perdant de sa place un peu chaque jour, elle finit par faire partie des meuble ; nous laissons seuls pour affronter le pater. Et on a fait ce qu'on a pu.... mais comment expliquer au monde que bien que mon père n'ai jamais levé la main sur nous, il nous maltraité par son autorité, son inflexibilité, son don pour rabaisser l'autre....
Mais a-t-il au moins réussi à nous rendre meilleurs ?
Mon frère n'a plus jamais eu cette petite étincelle dans le coin de l' oeill lorsqu'il joue la sonate de Magnard, il est fonctionnaire...;et l'un des plus triste. Ma soeur, après un tas de crises de nerfs, a fini par rentrer dans les rangs. Je crois d'ailleurs qu'elle est la seule d'entre nous à s'être en sortie sans pour autant se perdre. Quant à moi....et ben, j'ai quitté ce petit monde à 16 ans, et j'ai tenté de me faire une petite place sous le soleil.

Le second heurt est le plus dur à vivre car c'est par lui que l'on apprend à laisser partir ceux que l'on aime. Contrairement à certain d'entre vous, mes premières amours portent le nom d'une fille. Il m'a fallu apprendre à la perdre, et le stigmates laissées par cette expérience ne se sont pas encore fermées. Elle était dans le regard du jeune garçon que j'étais la perfection ..... et je l'ai vu rejoindre l'éternel (place qu'elle n'aurait jamais dû quitter) après s'être battu contre la mort de tous ses espoirs. Je garde d'elle encore un carnet sur lequel elle décrit ses derniers mois de vie. On a tendance à dévaloriser les amours de jeunesse, et pourtant c'est par elles que l'on apprend à partager l'absolu.

Le dernier heurt, est ces deux années que j'ai passé avec mon ex. C'était la plus longue histoire que j'ai connue avant Léo, mais rien ne diffère plus que ces deux relations.
Après quelques mois je vrai bonheur, la vie en couple est vite devenue une horreur. Mon ex avait la volonté de vouloir concilier une jalousie excessive avec une vie de libertin. Il voulait expérimenter avec son partenaire toutes les possibilités qui s'offraient à lui. Mais sa jalousie a vite pris de l'ascendant sur lui. Il m'a pourri la vie, entre crise de jalousie, crise de repentance.... Il tenta un jour de mettre fin à ses jours en me faisant porter la responsabilité de son acte. Mais la vérité, que j'ai su deux mois après, était qu'il avait appris sa séropositivité ce qu'il n'avait pas supporter. Je suis comme même resté 6 mois à le soutenir, au nom d'un amour qui n'était déjà plus. Un jour j'en ai eu marre de sa comédie, je suis donc parti. Et c'était la dernière fois où je l'ai vu. Seulement, il avait refusé de me laisser partir. On c'est donc bagarrés. A la fin j'eus un bras dans la plâtre et lui deux jolies côtes fêlées. C'est pas très joli comme fin, mais là au moins je n'avais plus de regret.
et puis il faut bien finir par qqchose et là au moins on c'est fait grâce de ce mensonge : restons amis

13/09/2004

13/09/04 - 17:46

Stress Post éjaculatoire :

Et ben! voici un peu mon style de lectures du moment,

Chez la plupart des hommes, immédiatement après le paroxysme du plaisir que constitue l'éjaculation, suit une période plus ou moins longue où la libido est réduite à néant. Chez certains ce phénomène va s'accompagner de manifestations diverses, besoin de tendresse, intense émotion, hilarité, coup de pompe. Jusque là rien d'extraordinaire. L'affaire se complique quand le plaisir jaillit lors de séances considérés comme hors norme, l'homme peut alors se révolter de différentes façon contre lui-même, contre ce qu'il a fait, et dans le cas d'un couple contre son complice . A deux la seule solution est la parole, se persuader qu'il n'y a rien d'honteux entre deux personnes qui prennent un plaisir réciproque. Seul c'est évidemment plus dur, car là aussi il faut parler, et le web est sans doute dans ce domaine une excellente réserve d'interlocuteurs.

vraiment j'ai rien d'autre à faire

12/09/2004

12/09/04 - 15:37

VIXIT

Carpe diem (cueillir les jours présents) tel est selon la majorité des gens la philo qu'il faut suivre pour être heureux. La vie ne vaut dès lors que par rapport à l'instant actuel....; à cette formule j'ai toujours préféré la suivante :

« L'homme qui est incapable de s'asseoir au seuil de l';instant en oubliant tous les événements pasés, celui qui ne peut pas, sans vertige et sans peur, se dresser un instant tout debout, comme une victoire, ne saura jamais ce qu'est le bonheur et ce qui est pire, il ne fera jamais rien pour donner du bonheur aux autres. »
Seriez-vous celui dont on dira X vixit ? (il a vécu ?)

Bon pour les citations latines désolé mais d'avoir revu mon prof cela les a remises au goût du jour

12/09/04 - 15:29

AERE PERENNIUS (plus durable que l'airain)

Je retrouve peu à peu ce Paris qui fut un jour mon aire de jeu. Et avec elle, je redécouvre toutes ces petites impressions qui sont autant de souvenirs tatoués sur ma peau.
Malgré notre séparation de corps, je reste attaché à cette cité comme à un ancien amour. Et pourtant....;et pourtant, rien ne m'incommode plus que cette vieille cité qui n'offre ses charmes qu'aux touristes qui viennent s'y perdre, alors qu'elle réserve à ses habitants la froidure de ses venelles.
Je suis tenté de la redécouvrir, mais je crains de la retrouver toujours égale à elle-même. C'est peut être pour cela qui m'est si simple de lui garder (et surtout à mon quartier d'enfance) une rancoeur si tenace.
J'y est retrouvé, le poids des jours passés, brrrrr, et le poids de ces premières années est le plus dure à porter.
Je m'y suis rendu la semaine dernière pour rendre une petite visite à un vieil ami : Mon ancien professeur de philo et mon mentor. Tout dans cet être m'a toujours été agréable depuis ce jour où sa main écrivit d'un trait sec : « Il faut qu'un maître mette ses disciples en garde contre lui-même, cela fait partie de son humanité » sur le tableau. Et pendant une année, chaque cours fut un enchantement intellectuel et humain. J'ai pris un peu de distance, il y a deux années, lorsqu'il m'a traité de petit merdeux. Et comme l'on et jamais si sévère qu'envers ceux que l'on admire car on ne leur pardonne pas leur faux-pas, j'ai vécu cette insulte comme une trahison.
Aujourd'hui la sénescence pèse de plus en plus sur lui. Et cette imminence de l'intellect (qui m'a suffisamment donné pour que je garde comme de la révérence pour tous les prof de philo) est devenu esclave de son appauvrissement physique. Mais la grandeur de cette homme m'interdit de voir dans sa situation la faiblesse, la décrépitude n le déclin, la honte... au contraire, je ne voit là que l'image de l'implacable.

« Celui qui m'aime m'honore, celui qui m'honore me tue, celui qui me tue m'immortalise » merci, Maître, pour cette remarque bien placée au dessous d'un joli 06/20. Merci, Maître pour ce « et c';est sûr et certain » qui fit suite à mon coming-out.
Je t'ai aimé hier, aujourd'hui je désire t'honorer, pour ce qui est de te tuer.....j'ai encore besoin de temps pour consentir à cette idée.
Alors afin de t'honorer, je citerais juste ton maître :
- on a mal observé la vie, tant qu'on n'a pas vu aussi la main qui, avec tous les égards possibles, -tue
- ce n'est pas l'intensité, c'est la durée d'un grand sentiment qui fait l'homme supérieur.
- Atteindre son idéal, c'est le dépasser du même goût
- Cacher à tous que tu possède la queue ocellée du paon, c'est ce que tu appelles ton orgueil.
- Mourir de soif en plein mer est affreux. Pourquoi mettre tant de sel dan votre vérité qu'elle ne soit même plus bonne -; à étancher la soif
- Il faut quitter la vie comme Ulysse quitta Nausicaa : avec plus de reconnaissance que d'amour
- Le christianisme à empoisonné Eros -; il n'en est pas mort, mais il est devenu vicieux.
- Parler beaucoup de soi est aussi une manière de se dissimuler
- Ce qui me bouleverse, ce n'est pas que tu m'aies menti, c'est que désormais je ne pourrai plu te croire (c'est un peu pour cela que quoi qu'il arrive je n'ai jamais menti à Léo sur mes infidélités, plutôt son mépris que l'idée qu'il ne me croira plus jamais)
- Ce n'est que lorsque l'homme aura atteint la connaissance de toute chose qu'il pourra se connaître lui-même. Car les choses ne sont que les frontières de l'homme
- (Et ma citation préférée)
« Et, en résumé, que voulez-vous au fond de nouveau ? » - Nous ne voulons plus transformer les causes en pécheurs et les effets en bourreaux »

09/09/2004

09/09/04 - 14:03

plus d'actions

Je tiens avant tout à te remercier Sam, pour ton message : « Thierry, si tu veux que ton journal ai plus se chien, sois moins philosophe et plus d’actions, plus de sexe,.. »

Comme même cela fait plaisir de savoir que l’on se soucie de notre succès. Tes conseils ne sont pas tombés dans l’oreille d’un sourd (à peine un dur d’oreille).
Pour ce qui est de raconter notre intimité à Léo et à moi, il serait plus judicieux d’attendre un miracle. Je n’ai jamais trouvé très élégant, toutes ses aventures que l’on affiche sur son journal et qui n’ont d’autre but que de rassurer leur auteur quant à leur sex-appeal.

De sex-appeal je n’en ai pas plus que cela, et je m’en fiche, et le seul être que je veux….j’allais dire impressionner, mais il serait plus juste de dire à qui je veux plaire, n’a pas besoin de résumés, ni de description, car il en ai le co-auteur, et si il a quelque chose à dire, il n’a pas à me laisser des commentaires

08/09/2004

08/09/04 - 18:09

Moi aussi je m'y mets aux questionnaires

A propos je vous invite à lire les réponses de Pyram, vous l'apprécierez sûrement autant que moi
on commence alors:

Quand êtes-vous déjà mort ? Lors de ma venue au monde,
Qu'est-ce qui vous fait lever le matin ? la lassitude nocturne
Que sont devenus vos rêves d'enfant ?Je m'y accroche comme à de vieux souvenirs
Qu'est-ce qui vous distingue des autres ?Rien, et vive la conformité
Vous manque-t-il quelque chose ? La sérénité
Pensez-vous que tout le monde puisse être artiste ? Oui, mais en prennet -t-ils seulement conscience!
D'où venez-vous ?d'une erreur éternellement comise
Jugez-vous votre sort enviable ? Oui, j'envie bien celui des autres
A quoi avez-vous renoncé ? à l'illusion
Que faites-vous de votre argent ? Moi rien, mais lui il me gère
Quelle tâche ménagère vous rebute le plus ? aucune
Quels sont vos plaisirs favoris ? VIVRE
Qu'aimeriez-vous recevoir pour votre anniversaire ? une autre année à vivre
Citez trois artistes vivants que vous détestez. je n'aime parler que ce ceux que j'aime
Que défendez-vous ? Mon couple contre moi-même
Qu'êtes-vous capable de refuser ? Tout, pour peu que l'on n'y mette pas les formes
Quelle est la partie de votre corps la plus fragile ? mes pieds d'argile
Qu'avez-vous été capable de faire par amour ? de rester malgré tout
Que vous reproche-t-on ? ma froideur
A quoi sert l'art ? à rien et c'est ce qui le rend indisponsable
Rédigez votre épitaphe. une parenthèse vient de se refermer
Sous quelle forme aimeriez-vous revenir ? un cyclone

05/09/2004

05/09/04 - 19:27

après cela le silence

"J'ai reçu la vie comme une blessure, et j'ai défendu au suicide de guerir la cicatrice. Je veux que le Créateur en contemple, à chaque heure de son étrenité, la crevasse béante"
(Lautréamont, Les Chants)

04/09/2004

04/09/04 - 16:18

Ta sensualité


C’est bon, j’ai eu la confirmation : LEO est fou. A 5 h du mat (heure où les gens biens et sages dorment encore et où lui se lève pour aller courir), il me réveille pour m’offrir le spectacle déplorable de lui avec une perruque rouge sur la tête, et une robe ou je ne sais quoi sur les épaules, en train de sauter sur le lit en chantant « J’aime j’aime…. » vous savez le tube séculaire de la rousse belge, … comment elle s’appelle .. ah oui A RED

C’est certain Léo vient de péter les plombs, c’est peut être ma présence chez lui depuis une semaine qui le rend comme cela, c’est cela la promiscuité. Cela augure que du bon pour notre mise en ménage, c’est gagné j’ai peur de lui maintenant lol

P… !
Et si je devenais fan de toutes les débilités qu’il écoute… haaaaaaaaa
J’espère devenir sourd, muet, et complètement timbré avant. Car si cela arrivai, je fredonnerais Kyo, ou encore pire Voulsy. Et la débilisation musicale a commencé et oui mes amis… depuis deux jours je chantonne, j’ai honte de le dire (bon si les potes fans de rock m’entendent ! euhhhhh je suis désolé) , alors je chantonne Obsession de qui … euhhhh je sais pas.

D’ici deux mois je vais me mettre à Obispo et là tout seta fini

02/09/2004

02/09/04 - 14:14

drôle de reflexion
Lu sur la peau(tatouage) d'un gars dans le metro:
je vous chesserai bien de mon monde
à coup de venez me voir
couiac
j'y pense et ne trouve pas de sens