31/10/2004la citation du jour
"Je nique Dieu"
bon j'ai rien contre cela chacun fait comme il veut........mais comment a-t-il fait? 30/10/2004c'est votre fauteouieeeeeeee c'set votre faute, j'allais bien mais à lire tant de déprime...et ben je m'y mets. c'set pas bien de copier et ben.......si et NA!
alors voilà la pensée du jour:
"IL est réconfortant de pouvoir se dire: Mavie correspond trait pour trait au genre d'enlisement que je me souhaitais"
Nico si tu m'écoute merci de me passer ta lame l'homme parfait
et en plus le ptit choupinou nous emmène en barque.... ***Maman je veux faire partie des "baale tachouva"????
si qqn comprend cette phrase qu'il me l'explique Trop forts nos amis pompiers
je m'disais moi aussiVoici l'inscription qui accueillait les trains de prisonniers à Auschwitz
" Arbeit macht frei"
(le travail libère)
Après cela venez me dire que le taf est une bonne chose
parimais pourquoi est-ce que je suis incapable de me la fermer?
et voilà encore un jeu idiot où je perds et où j'ai eu comme gage de passer mon brevet de pilotage en une année......... 28/10/2004Tout un mondecoup de téléphone très sourt de la part d'une amie:
" ben oui je suis conne et après c'est pas une raison pour le dire à tout le monde"
et vlouuuuuuu elle raccroche
euhhhhhhhhh
j'ai jamais trouvé qu'elle était conne.......avant ce coup de fil
grrrrrrr je suis vert
eurékaet ben moi qui étais en manque de guide spirituel, j'en ai trouvé sur ce site deux.
faut-il les citer???
ben c'est pas la peine.......cela est si clair Tout ça pour ça?Voilà, 1033pages plus tard, tout ce que j'ai retenu de cet essai:
- L'enfant ne craint rien hormi être abandonné.
- La vie est donc l'apprantissage de la peur.
et ben j'aurais pu m'en passer 27/10/2004citationLife is a jest; and all things show it. I thought so once; but now I know it.
Gay (J.) My Own Epitaph Bon, c’est fait…je me suis mis à jour en ce qui concerne l’élection américaine. Dans un précédent article, j’avais avoué ne pas m’intéresser à celui qui pourrai devenir le président des States (ou comme l’on le nomme souvent, le Maître du monde)…les commentaires et messages de certains m’ont fait me sentir mal …en effet, on m’a expliqué que cette élection était importante car elle avait des répercutions sur toute la planète…elle était même selon les dires de certains cruciale, car elle opposait un fou furieux (Bush) à un néo Hominum Salvator (Kerry). Et puis devant l’intérêt, devant l’engagement de beaucoup de personnes qui placardent même les affiches d’un des candidats, qui créent des forums à cette occasion…je me suis senti minable…et même pire…je me suis senti passif…avec toute la culpabilité qui pèse sur ce mot (tiens ! cela m’a fait penser au second tour de la dernière élection présidentielle, où je le confesse : je ne suis pas parti voter, mon candidat n’ayant pas passé le 1° tour).
Alors, pour réparer l’inconfort de ma situation, je me suis mis dans le bain, et voilà une émission par-ci, un article par-là, un débat dans un café, une discussion dans le métro…et j’étais de toutes les batailles, sur tous les fronts… n’ayant un avis sur personne, mais prêchant tout de même avec les mots des autres.
Et voilà que Léo a l’idée d’organiser pour notre 1° semaine de mise en ménage (je ne sais pas ce que vous en pensez, mais une semaine ça ne se fête pas, ni 2 semaines, ni trois d’ailleurs….à la rigueur un an et encore juste parce qu’il y a un mot dans mon dico pour qualifier cet événement, bon passons) un dîner. Il y a convié donc des amis, et des membres de nos deux familles. Il va sans dire que mes parents ne sont pas venus (ce qui m’a permis tout de même de gagner mon pari avec Léo). Mais pour la première fois certains membres de ma famille (mon frère, ma sœur, ma mouchka -ma grand-mère- et un cousin – rabbin de surcroît-) ont accepté de voir en Nous un couple.
Le dîner se passe plutôt bien, Léo est heureux…moi aussi mais chut faut pas l’avouer à voix haute. Quand tout à coup, je jette au milieu d’un conversation banale le sujet des élections américaines…aie aie aie ça a fait mal. J’avais, heureux comme j’étais donc inévitablement con sur les bords, oublié que nos deux familles étaient de bords différents. La mienne, éternellement de droite, soutenait Bush, alors que celle de Léo, l’autre candidat. Juste à ce moment là, Léo me regarda d’un air désespéré. Et encore une occasion manquée de se la fermer…et vraiment manquée…. Au moins durant ce temps ils ne parlaient pas de nous, des erreurs que nous devions éviter, de notre futur, du PACS que nous devions signer…et bla bla bla.
Contrairement à Léo, moi je trouvais cela génial. Ça faisait : Vraie famille. Du moins telle que je l’imagine, ne l’ayant jamais connue.
Malgré cette accro, la soirée fut en gros géniale…. Mon frère eut même l’idée de nous inviter pour la veille de notre départ à Londres. Je vois que d’être devenu père l’a rendu moins sévère.
Alors vraiment l’élection américaine je m’en branle, je m’en tape. Car si l’on prend des exemples concrets, l’on a vite conscience que les deux loups se valent, qu’ils utilisent les mêmes armes, qu’ils ont les mêmes visions…en effet, entre deux maux, il faut toujours choisir le moindre…mais est-ce à nous de le faire ?
Le Bush, se rappelant qu’il eut une avance de 500 voix la fois passée, se demande s’il ne devait pas chercher cette avance là chez les Américains de confession israélite. Il a enfin compris, que soutenir la politique de Sharon ne fait pas de lui un défenseur des juifs. Et oui, le grand prédicateur de la foi chrétienne, le croisé touché par la grâce de Dieu, veut sévir contre tous les ptits SS de son pays. Et oui le ptit salop oublie que les lois de son pays protègent le droit absolu d’expression quelque soit l’opinion exprimée. Il oublie surtout, que c’est ses propos de Croisé des temps modernes (propos très proches de ceux de l’extrême- droite) qui ont encouragé à tout vent : la haine raciale avec son grand principe de guerre de civilisation, l’anti-arabe, l’anti-juif, l’anti-Autre en somme, l’anti-IVG, l’homophobie,…. Il oublie aussi peut être que sa famille depuis des générations entretient d’étroits rapports avec certains hommes d’affaires argentins qui furent dans une autre vie SS.
On pourra me dire en effet, il faut donc que Kerry soit élu…peut être mais je sais aussi que ce prince de la démocratie n’a pas hésité à afficher l’homosexualité d’un des membres de la famille de Cheney.…. Est-ce un si grand crime d’être lesbienne, est-ce une tare qui rendrait l’autre camps inéligible ?
Alors, c’est bon, je garde ma première opinion : l’élection américaine ne l’intéresse pas.
Et comme dit Furyo
Moi je vous dis bravo et vive la mort! 25/10/2004La naïveté de Léo..
Et oui, mon homme est d’une naïveté qui me désarme.
Exemple, vous voulez un exemple, ok pas de problème. Il vient de rentrer avec la joue rouge…et une larme qui s’est logée dans le coin de son œil….Je lui demande ce qu’il y a et là il me raconte :
Dans le métro, une femme lui fouettait son coude dans les côtes à chaque mouvement…il lui en fait la remarque, et elle s’excuse platement….puis comme excuse elle lui dit « vraiment désolée, mais je suis si mal que j’ai l’impression de mourir » il lui répond : Ben oui comme tout le monde
Et splach une gifle, le pauvre chéri ne comprend pas …..Moi non plus, du coup, je ne comprends pas…
que du bonheur (qu'est-ce que déteste cette expression)Voilà, ma candidature est acceptée…du moins presque.
En effet, il parait qu’il est temps que je devienne un Homme. Et donc après ma mise en ménage la seconde étape est de me mettre sur les rail mon plan de carrière. Je suis aux anges…YOUPIIIIIIIIIIII
Alors voilà, j’avais envoyé une lettre de motivation à un éminent psychologue de Londres. C’est le meilleur dans sa spécialité (les marginalisations linguistiques) selon mon directeur de recherche…. Sa réponse est favorable…mais il me faudra avant étudier un dossier (il me l’a en plus envoyé le vieux chnoque, et imprimé en tout pts caractères cela me fait 123 pages ) et lui envoyé mes conclusions avant vendredi. Et le summum est que cela doit être écrit dans les deux langues (anglais, français..)
Mais à quoi sert l’honnêteté dans un CV, j’avais bien noté « quelques notions d’anglais » , cela veut dire selon moi : « je suis capable de me restaurer, de me loger,…de baiser peut être mais c’est tout »
Et je me retrouve là à devoir pondre un rapport sur l’ambivalence psychique d’un asocial d’après son journal intime. Non mais il se paie ma tête où quoi, je ne connais même pas son passé….Je ne suis pas Merlin ….
Et oui…être un Homme serait donc être stressé…et de devenir un sur-homme ….merci
24/10/2004c'est du sérieux......maintenantje finis par téléphoner à Michel. la discussion tourne autour de ses problèmes, de ses peurs.....je ne suis pas psychanalyste mais franchement je trouve d'habitude assez simple de partager les angoisses des autres mais hier, je ne sais pas pourquoi un fou rire me prend lorsqu'il me parle de son anvie de mourir...c'est mal tombé pour un fou rire.
je m'excuse, ...cela n'est pas mal pris, tant mieux. on reprend la discussion. à 2h30 je racroche. il se sent plus calme...moi aussi
je me réveille avec la voix de Léo qui discute avec X, je l'entends qui dit "C'est du sérieux ....maintenant"
et oui après 4 ans enfin Monsieur trouve que c'est du sérieux...
23/10/2004messagealors voilà ce que m'écrit un ami, qui fut à un certain moment l'un des sujets de mon corpus, à la fin de son mail:
"Je n'ai d'autre prière que de ne plus avoir d'espoir.
je supporterai ainsi mieux la vie.
je supporterai ainsi meiux de mourir"
que répondre à cela je ne le sais pas. à Lyon j'aurais pu passer chez lui, en n'oublions pas mes caramel mou...et oui point de séance de redressage de moral sans cela.....Mais là, que peut un mail contre la distence, contre le sentiment de vide.
je m'en veux presque
FranchementVoilà, c'est bon, j'ai fait le tour de mes blogs favorits...et...c'est étrange comme l'actualité américaine occupe un grand nombre de personnes.
Et dire que le prochain président des states ne m'inspire que de l'indiférence...suis-je normal doc????
mais promis je vais rattrapé mon retard...en soutenant le chef sioux qui veut attenter un procès contre le Crasy Horse ForumPris par la lecture des blogs, j'oublie souvent qu'il y a des forum sur le site. et que Dieu bénisse cet oublie car franchement lire des mecs se ballancer des prouesses poétiques c'est qqchose.
La France cherche à calmer la KnessetC’est certain, le France n’est pas le premier pays occidental en termes d’antisémite. O que non. C’est rassurant, ouf ! j’ai failli avoir peur. En effet, à en croire les derniers discours de Bush il faut que les EU d’Amérique se dote de lois antisémites. La France ne voulant pas en rester là surenchéri. Et oui mes amis, c’est un jeu assez sympa qui se nomme le plus- plus…
La France est décidé….l’heure est grave…Sharon a enfin consentie à rencontrer notre chef de la diplomatie, il faut le remercier dignement. Alors c’est décidé. Une pseudo- commission veut instaurer l’anti-sionisme comme délit punissable au même titre que le racisme. Il y a des jours comme cela où j’ai l’impression d’être plus con que les autres jours…le Sionisme est une doctrine NON ? à ce moment j’ai des doutes …le sioniste serait-il une nouvelle race ? si être opposé à une doctrine devient un crime…on est tous mal barré….mais bon soyons fier d’être citoyen d’une nation qui n’a pas peur d’aller plus loin que tout le monde….et tant qu’on y est, franchement, continuant sur la même voie, remettons au goût du jour le délit d’opinion,…la guillotine viendra ensuite d’elle-même…….et puis s’il faut vraiment jouer au plus plus…allons pls loins…décidons dès aujourd’hui que l’Islamisme, doctrine tout aussi sanguinaire, est protégé par la loi et que toute tentative de dénigrement serait condamnable…et ce jour là on sera certainement heureux d’avoir des opinions à défendre.
Mais le jeu du plus plus n’est pas encore fini….ben oui. Le programme d’histoire devra consacrer une grande partie à la Shoah (avec utilisation de documentaires, de témoignages de survivants,….). J’avoue n’avoir rien contre cette idée, et même au contraire, il est toujours bon de montrer ce à quoi la haine la méfiance peuvent conduire. Mais ce qui m’inquiète c’est que ce type de décisions est une manière de classer par ordre de mérite les catastrophes humaines. Quelle place l’institution française donnera-elle à l’esclavage, aux massacres commis par la France en 1945 à Madagascar et en Algérie ? parlera-elle avec autant de culpabilité de l’histoire des Canaques ? de sa lâcheté lors de la chute de la toute jeune République espagnole ? du silence de l’élite française sur les goulaches, sur les dictateurs africains de la post-indépendance …la liste est si longue
La culpabilité vis-à-vis de l’histoire ferait-elle de telles différences, à l’instar du Pape pressé de demander pardon aux peuples juifs pour le marranisme, l’inquisition, et l’holocauste mais qui franchement ne semble pas avoir sur la conscience le sang des indiens, des africains, des aztèques, ….à moins que ceux-là ne méritent pas que l’on se préoccupe de leurs mémoires…
Parmi toutes ces mémoires bafouées avons-nous seulement le droit le choisir celle qu’il faudra enseigner ? celle qui portera le masque de notre mea culpa ? celle qui devra nous apprendre l’acceptation de l’autre, celle qui devra nous enseigner à nous méfier de nous même……..
En parlant de la Shoah, mon grand père disait souvent que cela lui avait appris que nous sommes inexorablement seul face à nos démons et à ceux des autres…
Le peuple juif a survécu au ghetto, au persiflage, à l’anéantissement, à la gazéification, …. Saura-t-il seulement résister dignement au sionisme, au massacre des Palestiniens, au grand Israël version 1949, aux nouveaux nazis, aux anciennes haines, à la mauvaise conscience collective.
Les croix gammées qui pullulent un peu partout, les enfants de 12 ans happaient de retour de l’école…me donnent hélas un début de réponse…mais qui du Thierry ou du Joseph Schoestein saura répondre honnêtement à cela ? 20/10/2004J'arrive....j'arrive Je pourrais parler du départ de Lyon, des accros au cœur que ce type d’événements ne manquent pas de faire, de la dernière nuit passée avec Kriz…mais non, je ne veux même pas y penser… je suis bien en ce moment et cela est suffisant,….et pour ce faire je plonge durant tout le trajet Lyon-Paris dans la lecture du l’Islam, le République et le Monde d’Alain Gresh…mais même noyé dans ma lecture je sens bien que qqchose vient embrumer mon enthousiasme…..Léo ne sera pas là pour me réceptionner (p.. n’allait pas croire que le romantisme de mon homme a déteint sur moi, non non c’est juste une question de force porteuse, et oui j’ai 3 gros cabas + un sac à dos à me coltiner et seulement 2 bras…c’est juste un problème de mathématiques )…bon va , je replonge dans mon texte…rien ne doit gâcher ce sentiment de ….sérénité.
Pour la première fois d’ailleurs je ne cherche même pas à entrer en contact (c’est le mot juste en plus) avec les gens qui sont assis autour de moi, je crois que le bonheur est lié à une forme d’isolation.
Enfin, la gare de Lyon, …à peine descendu, mon regard est attiré par un blouson jeune mais jaune de chez jaune…c’est Léo qui est là ! avec cette horreur « tu ne devais pas bosser là ? » « Si mais, ce matin j’étais tout fiévreux, et là encore je me sens un peu…. » le tout dit avec un sourire gigantesque « quoi tu ne me crois pas ?....je suis même au seuil de la mort » . plus je regarde ce gars et plus je veux……..
On est trop chargé pour flâner dans les rues comme à l’accoutumer. On rentre donc assez vite, dès la porte un post-it m’attend « Bienvenu chez NOUS » et déjà je m’imagine le foutoir que cela doit être derrière à cause de mes cartons…mais non pas de cartons à l’horizon, Léo a tout rangé (les seules affaires qui sont encore emballées sont celles qui ont un rapport avec ma thèse, mais même là, il leur a trouvé une place là tout près de son bureau). J’aimerais bien savoir quand a-t-il trouvé le temps de ranger tout cela….je sais que son but est de me donner le sentiment d’être chez Nous…mais ce sentiment prendra du temps à venir.
Voilà maintenant c’est sûr, on est en présence d’une nouvelle étape dans notre vie de couple…si aucun d’entre nous ne mange l’autre au bout de 3 mois c’est bon cela sera pour la vie.
L’annonce qui m’avait tant attristé ( traiter les plus de 24 ans de vieux, c’est pas sympa, vraiment pas) aujourd’hui me semble presque vrai. J’ai connu Léo à 22 ans, et à l’époque je n’avais pour seule prétention dans la vie que de passer du bon temps….aujourd’hui mes ambitiosn sont plus grandes…je ne cherche rien de moins que de défier le temps à travers mon couple. Ça doit être cela être vieux…tenter malgré tout de faire un pied de nez à la vie, à l’éternité…
Et ben oui je suis vieux, et je trouve cela génial….les rides ne me font pas peur, de n’être plus in, non plus ; d’ailleurs je ne l’ai jamais été alors aujourd’hui
Lorsque je vois Léo, j’ai le sentiment que le temps a suspendu son vol juste là dans le vert de ses yeux…..alors oui je crois vraiment que je suis définitivement vieux…mais j’ai la chance de rester éternellement ce jeune homme de 22 ans dans les yeux de ma moitié
18/10/2004La dernière ligne droite,
Voilà c’est fait tout est emballé, empaqueté. Toute une vie en somme dans 43 cartons de différentes grandeurs. Non pas toute une vie, à peine une partie d’elle.
Voilà je vais quitter demain Lyon pour Paris. Cela fait une semaine, que je fais la nouba avec les amis c’est pas triste ce type d’au revoir, c’est pire c’est agaçant, faut faire semblant d’oublier …. Il y a ceux qui me manqueront certainement le lendemain de mon départ d’autres qui viendront, avec le temps, hanter ma nostalgie,…et d’autres qui…….non je ne dirais pas qu’ils ne me manqueront pas. Dans cette ville, je ne me suis pas fait beaucoup de potes (je deviens associable avec l’âge) mais ceux que j’ai pus me faire me sont tous précieux (avec de degrés différents).
Cela fait le 4° déménagement dans ma vie, mais celui là n’a pas été, comme ses précédents, cette petite crise personnelle, ce petit moment d’angoisse, cette petite mort…..au contraire il fut même amusant lorsque l’on s’y est mis à 5 jeudi dernier. (message perso, Samy rends moi mon vinyle sinon ..euh…t’auras bientôt tes chances comme eunuque)
La dernière étape de mon encartonar, fut l’emballage, dans un carton spécial pour tableau, du portrait géant de Léo qui trônait depuis un bon bout de temps au-dessus de mon lit. Cette photo représente Léo dénudé en train de dormir, …c’est pas le côté nu qui m’attire, mais je l’ai prise lors de notre 1° nuit entièrement ensemble (avant, je trouvais toujours une bonne excuse soit pour partir soit pour le renvoyer dans ses appartements). J’avoue j’ai eu un petit cafard à ce moment…mais cela est vite passé.
Avant cela j’ai dépouillé le mur des post-it. Et oui avec le temps, les post-it (j’en est compté 300)de Léo ont fini par occuper tout un mur de mon couloir….il me semble si petit maintenant que je l’ai effeuillé.
Le premier post-it : je t’ai attendu t’es pas venu alors tant pis (en dessous j’avais marqué la date et PORTE d’entrée)
Le dernier post-il : ……..censuré.
Je me dis que l’on devrait encartonné souvent sa vie on redécouvre des pans de notre vie que l’on a mis là bien en évidence au début et qui ont fini pas devenir invisible à notre perception. Pour ma part ma plus grande redécouverte, fut le mot que mon ex avait laissé à un ami lorsque le con a attenté à sa vie
« Cher X
Je veux, pour commencer, m’excuser pour t’avoir raccroché au nez. je sais que si je n l’avais pas fait t’aurai pu me convaincre de ne pas m’enfoutre et cela m’aurai fait chier. Tu vois, j’avais pas menti lorsque je te disais qu’il sera le dernier.
Ne revenons pas sur mon geste, c’est d’une vulgarité et puis il restera hermétique aux autres, mi toi mon cher, toi mon frère, tu sauras me comprendre, me protéger contre eux, contre lui bien après mais il ne s’agit pas de moi. Je m’excuse si même là je pense encore à lui, mais il me bouffe les entrailles… je te le confie, tu trouveras les mots pour le soutenir, pour lui parler de moi sans haine (cela le changera) et surtout sans pitié.
Ait raison de sa peine, de sa colère, de sa lucidité envers moi.
Il te dira que je suis un lâche, mai ne le crois pas si j’y vais c’est parce que je ne peux pas faire autrement. Quels choix est-ce que j’ai. Me foutre en l’air, accepter qu’il me quitte car il le fera, ou le tuer. Je t’ai dit que j’aurai sa peau. C’est fait, il n’est plus lui, il ne me regarde plus qu’avec colère, pour le reste n’en parlant même pas.
Alors voilà je pars. C’est pas de ma faute ni de la sienne, c’est juste que je l’ai dans la peau et que lui cherche d’autres peaux. Que faire de cette peau.
Elle pars. »
Je ne l’ai jamais remise à son soi-disant destinataire. J’ai toujours su qu’elle m’était destinée. Putain qu’est-ce que j’ai pu culpabiliser à cause d’elle….j’avais pas vu, que ce qui se cachait derrière ce geste était la peur d’affronter sa séropositivité (qu’il ne m’a d’ailleurs pas confié). Lorsque j’ai découvert cela cette lettre est devenue comme une preuve de sa mauvaise foi, de son art pour manipuler les autres,…
Ensuite cette lettre m’était devenu écoeurante, je n’arrivais pas à la lire sans avoir envie d’aller chez lui pour lui tordre le cou histoire de me venger..
Et cette fois,…j’ai senti (sensation que je n’avais pas ressenti pour lui depuis belle lurette) de l’attendrissement, j’ai toujours mis des réserves à toutes ses déclarations, aujourd’hui, je crois qu’il a eu certainement des sentiments forts pour moi (je ne parlerais pas d’amour,….lorsque l’on se fout des beignes dans la tronche cela n’est jamais aimer. Et pourtant j’avais la certitude que c’était LUI -heureusement qu’on a plein de faux élus avant l’arrivée de l’Elu-). Et se ont eux qui ont fait que je sois resté deux ans malgré tout. Se sont eux aussi,.. qui ont fini par nous détruire, …. C’est qu’on a pas su s’aimer, pas su faire une place à l’autre… je ne trouve même pas cela dommage mais juste ainsi…
Et ben voyons ! je m’assagis avec le temps, je me dépouille de plus en plus des rages qui m’habitaient….c’est triste de devenir raisonnable , de devenir sans passion pour son passé…heureusement qu’il me reste mon père à rager, à haïr, à vomir….mais ce morceau est beaucoup plus dur à avaler…
Donc voilà, un épisode de ma vie vient de prendre fin définitivement. Et par toutatis….ma rage diminue proportionnellement à l’augmentation de ma trouille… y aurait-il un lien ?
étrange cette nouvelle classification.Lu dans une annonce:
"cherche jeune homme de mon âge, beau, bien foutu, ...vieux (plus de 24 ans), pervers s'abstenir..."
et ben mon moral en a pris un coup...je rentre dans la catégorie VIEUX...et dire que j'imaginais être encore à l'abri de cette nomination pour quelque 10 ans à venir...
ET ben vieux de tous les pays ......trichez avec votre âge 13/10/2004CitationAinsi appris-je, triste, le résignement:
Aucune chose ne soit, là où le mot faillit
Heidegger Cartons 1- Thierry 0
Et oui c’est tjs comme cela que finissent les belles histoires immobilières. Voilà mes cartons sont presque tous plein de tout ce rien que fut une vie et qui prend comme même de la place.
Hier j’ai eu le plaisir de dîner avec des amis et leurs amis et les amis des amis …aie aie je me perds un peu dans tout cela.
Qu’importe la discussion se veut très intello.. mais qu’est-ce qu’on s’emmerde dans ce type de discussion où tout le monde y va de son « selon moi… » « j’ai lu dans le ….que le…. ». alors on parle des sujets top actu :
l’adhésion de la Turquie (franchement cela intéresse qui ? les catho de tous les bords certainement, qui ont peur pauvres choupinous de la II° invasion musulmane et Martel n’est pas là pour nous défendre, les Turques….euh je suis pas certain que cela les intéresse vraiment…ils sont plus intelligents que cela je suppose)
les élections américaines…passionnant certainement mais moi, j’en ai rien à battre et en plus un taré qui en remplace un autre c’est pas ce que nous pouvons appeler la révolution du siècle
et enfin le sujet est abordé….le conflit (puisque c’est le terme convenu, moi j’aurais parlé de guerre mais moi et la géopolitique !) israélo-palestinien. Je ne sais pas pourquoi il n’y a pas une conversation pédante qui n’aborde pas ce sujet. En effet ce conflit dure depuis plus de 50 ans mais 5 saoulards aidé de 2 connards vont certainement réussir à régler le problème. Alors on a les pro israéliens, les pro palestiniens, et toujours les têtes de nœud qui confonde Israël et judaïté. Et lorsque j’entends mon cher Grégory(et en plus c’est un vrai pote) dire que Me Serge Klarsfeld devrait être un exemple pour tous les juifs de France (car il n’a pas eu peur de s’engager dans l’armée israélienne) j’ai vraiment des inquiétudes quand à l’intelligence du monde.
Alors parce qu’un gars qui a fait de toutes les causes juives son dada même lorsqu’elles n’étaient pas justes et qu’elles ne faisaient que jouer sur la mauvaise conscience européenne suite au martyre juif, a choisi la voie de la violence, de la haine, de la lutte inégale, qu’il me faudra faire de même.
Et puis en y pensant si tous les judéo-connards pouvaient suivre sa voie cela ne sera pas si mal…peut être qu’avec cela beaucoup de gamins de 18 ans, ne seraient plus obligé de mettre leurs vies en suspend pendant 2 années pour servir dans l’armée israélienne.
Car ce que l’on omet de dire souvent c’est que :
• Israël, n’est pas une représentante des juifs
• Israël, malgré tout ce que l’on peut dire, est un état religieux gouverné par des extrémistes. Les nommés Israéliens arabes n’ont pas les mêmes droits que les israéliens juifs (notamment en droit d’héritage). Les extrémistes ont la main mise sur tous les secteurs => la jeunesse y est brimée et je ne parle même pas des homosexuels
• Israël est un état colonial, fondé sur la colonisation (ceux qui sont de mauvaise foi vont sans doute préféré le terme d’achat) de terres. Et qui utilise les vérités historiques, et las croyances religieuses pour justifier son acte. (si l’argument historique était valable et ben je connais beaucoup de nations qui devraient avoir le même droit)
Alors l’avocat de mes……, ne représente rien à part lui et encore.
Pour ceux qui trouveront que je suis anti-sémite (et oui cela est devenu la condamnation suprême) j’ai deux choses à dire
1- selon ma pauvre culture, le palestinien est lui aussi sémite. Et dans ce cas ….je ne peux pas être antisémite et en même temps pro sémite (sauf si j’étais schizo)
2- bon anti-juif serait donc mon étiquette. Et oui je serais donc un juif anti-juif,..c’est pas mal comme.
Et ben non, je ne suis pas anti ce que vous voulez, mais je suis juste assez con pour ne pas croire en la résolution pacifique de ce conflit.
Je suis donc vite rentré chez moi, ces débats me débilisent trop (et comme je suis à la frontière de l’idiotie je devrais faire attention). Et lorsque je rentre…..qui m’attend là gentiment sagement avec un sourire … et ben oui c’est encore et toujours lui mon cher ami carton …il attend que je le nourrisse avec ce que fut ma vie….mais pas de chance car l’appart est vide et toute ma vie est dans des cartons tous aussi souriants les uns que les autres (et ben quoi, j’ai dessiné de jolies têtes sur tous les cartons)…
Et en plus je en suis même pas triste de mon départ, c’est bon bonhomme Gigi devient enfin un homme
Je peux toujours rêver
10/10/2004Juste pour mes amisen effet, la disparition du chat m'attriste énormément..car franchement j'ai pris l'habitude...et puis, je me suis découvert une passion (pourquoi avoir peur des mots) pour certain d'entre vous...
alors pour ne pas couper le fil....je vous invite à nous rejoindre sur msn
mon adresse est:
lautreamontgi@hotmail.com
Ce fut un vrai plaisir....mais il reste le Blog
YOUPIIIIIIIIIII 05/10/2004résumonsAlors et en si peu de temps sur gay-attitude, j'ai eu un tas de gentillesses du style
tu me fait chier, t'es con, va te faire mettre par les Grecs (et oui elle existe encore?)...et la dernière "alors toi, je t'emmerdre"
waw je suis ........transi hic
alors, inventons un nouveau jeu qui arrivera à faire plus poétique ? TOUT FAUX« Tu n’es pas un dragon, tu n’es pas un insecte, tu n’es ni l’un ni l’autre, ce non-être, c’est toi, ce non-être n’est pas une négation, mieux vaut dire que c’est une réalisation, une empreinte, une dépense, un résultat, avant un épuisement total, c'est-à-dire la mort ; tu n’es rien autre qu’un message de la vie, une expression, une parole dite envers le non-être. »
Gao Xingjian, Le Livre d’un homme seul
Avec cette citation, j’inaugure mon 37° carnet…. J’ai repris mes carnets sur lesquels j’inscrivais pêle-mêle des citations, des pensées,….
Lorsque Léo à lu cette citation sur cette nouvelle page, il me dit que c’était un bon signe…pour cette nouvelle étape de notre vie. Je ne comprendrais décidément jamais les interprétateurs de signes. La vie est assez compliquée sans avoir en plus besoin de lui trouver un sens….
Une nouvelle étape, est-ce que cela existe vraiment dans une vie ? peut être sommes nous condamné à tourner en rond jusqu’à ce qu’on soit apte à …. (faire qqchose mais je ne sais pas quoi)…peut être jusqu’à ce qu’on ai décidé de ne plus attendre Godot .
Attendre, voilà une pensée qui ne veut plus rien dire pour moi.
Etrange est l’homme de par sa nature… au moment le plus heureux de ma vie, il ne cesse de penser aux pires moments de sa vie ?
23-mai, journée merveilleuse passée à errer dans la vie… repas copieux avec des amis, puis sentiment de joie intense,… j’avais la certitude d’être irrésistible… je me suis avancé du plus bel homme présent à la soirée (Kriz) … la discussion tournait autour d’un sujet qui m’était complètement étranger… et pourtant…
J’ai eu l’audace, la folie de lui demander (avec vulgarité, la folie ne s’encombre pas des apparences) s’il ne voulait pas passer un moment avec moi… il m’a suivi…cela n’a pas duré (la folie ne s’encombre pas de préliminaires non plus). Lorsqu’il est redescendu, j’ai cru être un surhomme… et tout allait … j’ai donc pris un drap qui avait gardé l’odeur de Kriz, j’ai refermé les battants de la fenêtre en y coinçant une partie du drap, j’ai tiré dessus juste pour faire comme si cela avait de l’importance, j’ai glissé ma tête à l’intérieur du nœud et toujours cette même odeur, … et je me suis laissé tomber de tout mon poids… et tout allait toujours aussi bien…et cette odeur qui avait commencé à m’étourdir bien avant… le cœur bat plus fort, mais c’est dans votre cou qu’il semble s’être logé , comme surpris dans sa tranquillité, …la douleur est insupportable, saisissante, … mais cela ne dure pas, très vite le monde se dérobe sous votre conscience…vous entendez des pas, des élévations de voix… c’est comme même pas pour vous que l‘on fait tout ce tintamarre…car vous, vous allez bien…
Si ce n’était les autres qu’est-ce qui m’aurait sauvé ? la peur…. Euh non puisque j’étais « Dieu », la souffrance… même pas…et pourtant juste en me redressant sur mes jambes….mais non pas la peine…plus la peine.
« Pourtant tout allais bien ? pourquoi as-tu fait cela ? », j’ai vite détesté cette phrase. Oui tout allait bien, et alors on a plus le droit de mourir heureux ? le suicide est-il condamné à n’être que l’expression d’un échec ?
Un échec…oui…car à partir de ce jour on vous considère comme ayant « attenté à votre vie » et on oublie que c’est elle qui a commencé l’offensive.
Qu’est-ce qui me reste comme regret de ce jour ? Peu de choses. Peut être de ne pas avoir pris mon temps avec Kriz… peut être que …. Mais non rien… disons rien .
Question de cm« Vivre, c’est s’aveugler sur ses propres dimensions » (maître Cioran)
Si cela est vrai, je crois qu’une bonne baise est la plus parfaite illustration de l’action de VIVRE.
03/10/2004Nuit blanche, Paris fête l'art accessible à tout le monde, c'est pas moi qui le dit c'est Monsieur le maire. Mais est-ce là vraiment l'essence de l’art d'être accessible ?
Bon laissons ce sujet de côté, il n'est pas l'objet de mon article aujourd'hui. (d'ailleurs je trouve malsain de faire des articles en fonction d'événements extérieurs ! non cela serais malsain si je le faisais)
Le 02/10, un jour 3, possibilités :
- soit me rendre à la soirée resto gayattitude....Heu....je ne m'y suis pas inscrit
- soit flâner dans les rues de la Capital pour admirer le spectacle
- soit prendre mon courage à deux mains et mettre enfin les points sur les i avec Léo.
J'avais de la chance, hier j'aurais voulu être tout sauf lâche...alors ce fut une soirée Léo, un orage et moi (je ne sais pas pourquoi mais ces derniers jours le chiffre 3 me poursuit ? c'est à en devenir superstitieux)
La soirée a mal commencé, Léo n'a tjs pas digéré ma fuite marseillaise. Les mots échangés étaient durs à entendre...j'ai eu le droit au rappel de presque toutes mes erreurs passées (et il a une bonne mémoire mon homme)...j'ai eu le droit de me retrouver encore une fois au pied du mur, acculé à avancer au risque de tout faire basculer entre nous...et il n'y aurait pas eu de seconde chance...alors avançons....vers où je l'ignore mais allons-y, casson nous la gueule sur des détails pour oublier le fond du problème.
Le fond du problème, toujours le même : l'Autre.
Souvent lorsque je tiens Léo entre mes bras, je me dis qu'il lui serait si facile de me briser irrémédiablement, et je crois qu'il en est de même pour moi.
Qui sait quand ce jour viendra ? et quel en sera le prix ?
C'est idiot selon Léo de penser à cela alors que tout va entre nous. Oui c'est vrai. Mais est-ce que tout va ?
C'est même pas une question de fidélité, j'ai revu l'homme que j'ai le plus désiré dans ma vie...et ...rien.
C'est pire que cela, c'est une question de bien être. Je doute parfois de pouvoir rendre Léo heureux...et c'est parfois une hantise.
Et même sans cela, je suis un angoissé de 1° catégorie. Et l'on se change pas.
Vous savez c'est quoi un angoissé ?
« C'est un type qui, en plein mois d'août, décide de faire un tour. Avant de sortir de chez lui, il prend la précaution de voir si le ciel est dégagé...et en effet il fait beau. Alors il sort de chez lui gaiement mais à peine a-t-il fait quelques pas qu'il regrette de ne pas avoir pris son parapluie.. il continue sa promenade avec les yeux rivés sur le moindre changement atmosphérique. Et à force de regarder en l'air, il met le pied en plein dans un crotte de chien »
Et ce type là c'est parfois MOI.
Donc on se prend la tête pendant des heures, sans cris, sans colère même...Léo propose que l'on sorte pour continuer notre discussion...je sais que c'est sa façon de mettre le point final. Mais cette fois faut aller au bout des choses. Alors...on reste à la maison.
Lorsque la tension tombe, rien n'a vraiment changer...il y a des bouleversements qui n'induisent aucun changement...et j'aime ces apparences de comme si de rien n'était. On reste assis sur le canapé l'un à côté de l'autre sans oser se regarder, sans même s'effleurer. Juste là ! l'un à côté de l'autre. L'un fatigué par l'autre. L'un dépendant de l'autre... l'un vivant pour l'autre.
Je ne cesse d'imaginer ce qui peut bien tourner dans sa tête...mais immobile là avec son verre dans la main il n'a pas l'air de trop cogiter. « Tu veux me rendre fou ? » je ne comprends pas sa question, alors je me lance dans une défense d'enfer, sur le fait que ceci n'est point mon but, que c'est au contraire pour éviter de lui faire du mal que je me fais tant de soucis. Son sourire est moqueur et je ne m'en rends pas compte...« c'est pas de cela que je parle » ah bon ? et ben je n'ai rien compris.
« Je n'aime pas te sentir loin de moi, alors que tu es juste là » je comprends enfin...c'est vrai tant de minutes perdues assis là bêtement qu’on aurait certainement su mieux investir.
Alors voilà les résolutions de la nuit blanche:
- monter à Paris dans deux à trois semaines, pour m'installer chez Léo.
- Léo partira à Londres d'abord seul pour voir comment se passe ( car me faire passer pour un ami, un cousin ou autre au près de ses collègues risquerai vraiment de me taper sur les nerfs)
- Je le rejoindrais si tout va bien à la fin novembre
- Je reviendrais sur Lyon au bout de quelques mois, lorsque notre vie de ménage aurait pris assez d'assises pour y rester jusqu'à la présentation de ma thèse.
- Et après on verra bien...
Mais vous savez ce qu'il y a de génial dans les listes...Et ben oui c'est cela elles existent pour nous donner le bonheur de ne pas les suivre.
Proust avait écrit qu'
« On a tort de parler en amour de mauvais choix, puisque dès qu'il y a choix il ne peut être que mauvais. »
cela peut sembler être triste comme propos, mais lorsque ce matin, je l'ai lu sur un post-it de Léo (et oui cette manie ne le quittera décidément jamais), je me suis juste dit : « et ben c'est cool ! je ne peux pas me tromper car moi je n'ai pas le choix »
Rebondir sur...Sourire et se taire (article de Greg39)Et oui que voulez-vous, je n'est pas une grande passion pour les blogs hauts en photos...; j'ai toujours préféré la représentation linguistique à la figuration iconique .
J'aime voir se dessiner les contours des être à travers leurs mots. J'admire Amadis car il ne fait pas d'efforts pour raccourcir ses articles, et que cela fait du bien d'en venir à bout ; je n'ai de cesse de lire et de relire certains articles de Sig. parce qu'il ne se sent pas obligé de pondre un article chaque deux jours ; j'avais une vraie tendresse pour le feu humour d'Arashino ; j'aime lire dans les mots de Fanougreenboy les mêmes angoisses qui me hantent.
Mais toi ...ta retenue....Tu reste comme un éternel autre. Oui tu nous parle de Fred, de B...;de ton faible pour les jeunes boutonneux...;. Mais que dis tu de toi ?
Que tu es en colère contre tes contemporains ? mais est-ce représentatif ? ....est-ce si important ?
Que tu as tout plaqué et que tu en es heureux ? moi, l'aveugle, je vois derrière certains mots du regret...;mais j'allais oublié que tu n'aimais pas que l'on te renvoie ton geste avec cette incompréhension accoutumée, je ne le ferais donc pas...Ceci dit pour moi ton geste n'est ni un tort, ni un exploit...mais juste peut être, qu'elle fut juste une nécessité.
Que tu n'aime pas les conseils ? oui...les commentaires en sont une des formes
Que tu prends du bon temps ? je veux bien te croire, mais au-delà de la jouissance que reste-t-il ? un regard échangé comme à la dérobé dans un train !
Que tu ne te trouve pas beau lorsque tu te sens observé, désiré ? je pourrais te dire que tu te trompe...mais mon propos aura besoin pour le soutenir de banalités.. et ceci est indigne de nous.
Quelques soient le questions que je me pose à ton sujet, j'arrive à y répondre grossièrement...mais il manque comme quelque chose de primordiale à tout cela, on lit te vie, te aventures, tes pensées...mais jamais ce que tu ressens...c'est peut être ceci que je nomme retenue?
Mais, ...;qu'importe...il me faudra faire appel à tout mon talent de dé-scripteur...pour venir à bout d'elle...
J'ai même presque envie de te remercie de ne pas te dire aussi facilement...aussi vulgairement (dans son sens premier de « vulgus » qui appartient à la multitude) pourrais-je dire.
02/10/2004Encore un an de plusEt ben je voulais juste marquer ce jour.
Joyeux anniversaire Sig. et mille voeux ..... je n'ai jamais su quoi dire en de pareil cas mais j'espère que cette année t'apportera le BOnheur et rien de moins Et…Jeudi soir, Ymran m’a traîné avec lui pour souper avec des potes à lui. Je sais que je n’aimerais pas mais lorsqu’il me dit que Kriz risquerai d’être là, je n’ai plus la moindre hésitation. Kriz mon numéro un dans mon top 50 des bo-gars, l’homme parfait en quelque sorte.
Dans ce petit salon, est assemblé tout ceux qui ont le don de me taper sur le ciboulot : des pédants, des dindes, des pédés par ennuie, des hétéros par lâcheté, …. Mais je ne risque pas, entouré de Ymran et de Kriz, de m’ennuyer.
Juste en face de moi, deux tableaux m’attirent (les autres parlent de philo de consommation cela ne m’intéresse pas) : le premier est Charon et le second le Pays de la soif de Fromentin. Je reste à admirer le premier lorsqu’un abruti de haute voltige me lance « c’est dommage qu’aucun mec, n’ai un cul pareil ? quoique le tien ne doit pas être si mal » Je n’ai rien contre ce type de propos, j’avoue même en faire usage souvent (et oui je suis un vulgaire personnage), mais tout est une question de qui dis quoi à qui.
C’est bon, je reste en retrait : la conversation ne m’inspire pas, la compagnie m’ennuie, l’ambiance me fait chier… Je reste donc là à observer tout ce petit monde en tentant d’imaginer la vie de chacun des conviés…il faut rester en retrait, ne pas faire de gestes trop brusques, c’est la jungle mes amis… et j’arrive comme même à me faire oublier, cette position est vraiment jubilatoire.
Mais lorsqu’un gras-double dit en s’adressant à Kriz « Ton cul me plait infiniment ; je voudrais bander pour lui », j’ai une pointe de rage qui m’assène. Je ne peux m’interdire de lui dire : « c’est triste un gars qui ne produit même pas son propre discours, là c’est Sade, tout à l’heure c’était Bric-à-brac » . Là un froid glacial tombe enfin le silence, mais cela ne dure pas suffisamment. Je rentre dans la coquille une seconde fois. Un appel du pied, m’en fait sortir, c’est Kriz qui me demande si ça va. Oui ça allait…et en plus c’était vrai.
Enfin la soirée est finie, Ymran est déjà rentré avec B. Je cherche Kriz du regard, j’espère vraiment qu’il est venu seul. Ouf ! c’est le cas. On descend donc ensemble, il nous faut marcher un peu pour atteindre l’arrêt de bus… mais je ne tiens plus, je le sers tout contre moi « Putain qu’est-ce que tu m’as manqué ! »
Pourquoi les choses n’ont pas marché entre nous ?
Je ne sais pas. Peut être que l’on s’appréciait trop pour gâcher cela en pensant à la possibilité d’aller plus loin que ce simple attrait des corps et de l’esprit. Mais le cœur ne devait pas s’en mêler.
Il a accueilli lorsque j’ai plaqué mon ex. Les choses se passaient bien entre nous, alors pourquoi ne pas avoir tenté ? je ne sais pas…. Parce que c’est juste Kriz.
Ne pouvons rentrer chez Ymran, il me propos d’échouer chez lui cette nuit . et là enfin, je peux me dire sans retenue. Lui me parle de sa peur de la solitude, des difficultés d’il a eu… de sa peur d’être déjà dépassé et de ne plus plaire… Et ben si un mec comme toi Kriz ne plait plus, que nous reste-t-il ?.... (il sourit, il n’a certainement pas le doux sourire de Léo mais c’est Kriz)… C’est pas la même chose, toi tu as ton Léo, moi je ne l’ai pas encore trouvé… Va savoir …. C’est plus compliqué que cela, toi t’as pas que ta gueule et ton cul pour plaire, alors que moi…. Et ben en effet, c’est affreux ce qui t’arrive car en plus d’un physique à tomber amoureux de toi du premier coup, tu te traîne un cœur gros comme un univers, ok c'est bon faudra peut-être faire une pétition "sauvons Kriz"…. (aie ! un coussin en plein figure ça fait comme même mal. Plus je le regarde, et plus je comprends ce qui me lie à Sig) …. Si c’est vrai pourquoi est-ce qu’aucun mec ne veut rester assez longtemps…. Parce qu’ils ont mauvais goût…. C’est le cas pour toi ?.... On se connais trop pour se laisser aller à cette illusion nécessaire à l’amour….
On tente de parler d’autre chose, et c’est mon ancienne vie marseillaise qui remonte à la surface.
Et c’est là que je comprends le pourquoi de ce bourdon qui m’habite cette semaine.
C’est juste que je me prépare au deuil que sera pour moi mon départ pour Londres. Il me faudra enterrer tout un pan de ma vie, il me faudra me réincarner dans d’autre lieux, dans l’autres odeurs,…
C’est donc cette éternelle peur de se planter qui revient.
Mais là je me sens mieux, et même si cela ne durera pas, c’est pas important. Mon vague à l’âme est juste un symptôme de cette stabilité qui s’installe dans ma vie, j’ai réussi malgré moi à construire quelque chose et même si cela me donne une pétoche d’enfer, je n’échangerai pas cela pour tout le bonheur du monde…. C’est bon d’avoir Léo dans sa vie, de croire enfin, comme par miracle, en quelque chose…. Cette carence d’être qui me honte n’est plus le résultat de la vie mais c’est que je ne sais pas: comment être moi-même, alors que je vis à travers toi ? comment dire pleinement « c’est moi » lorsque je ne me sens plus vivre sans TOI ?
Laisse moi juste le temps, d’apprendre à me noyer dans ce Nous.....juste cela
Je fais le deuil de la démesure.Cette semaine fut pour moi assez “awful”.
C’est pas tant la semaine qui le fut que ce mardi de souffrance… drôle de journée où le monde avait cessé d’exister en dehors de mon angoisse. Mais ne soyons pas aveuglé par elle, il faut admettre que j’ai eu un … à croiser certains gars qui tentèrent de m’aider, de me consolé. Certains d’entre eux sont inscrits sur ce site… et leurs propos m’ont inévitablement touchés même si………
Mais il me fallait fuir. Non pas cette grosse fatigue mentale, j’y suis habitué, et je la sais inoffensive, j’ai compris avec le temps qu’elle était juste le contre poids du bonheur, et qu’il me fallait à ce titre l’accepter. Mais ce qui me tétanisais c’est cette euphorie un peu folle qui risque de me prendre et de me mener assez loin.
Cette sensation d’invincibilité mentalement mêlée à la conscience de notre inutilité m’a toujours mené très loin dans l’autodestruction, il me faut donc ………FUIR
J’ai donc décidé de changer d’air, d’aller voir ailleurs si je pouvais lui échapper (fuir mon être). Je devais vivre cette crise en Bretagne, car j’avais envie d’être SEUL. Mais une rencontre là au coin de la rue a fait courber mes desseins.
Assis sur l’un des bancs de l’arrêt Berthelot, je vois un jeune homme s’approcher de moi avec un sourire amical. Je ne le reconnais pas, il s’en aperçoit et c’est à cette moue de déception qu’enfin je le replace dans mon monde. C’est Ymran ! mais quel changement,… son air de gosse a totalement disparu, il arbore un air plus sûr qui ne manque pas de charme mais ce n’est plus Ymran … il lui reste comme même ses yeux noirs somptueux, cette manière qu’il a de se mordre d’intérieur des joues lorsque qqchose lui déplait. Les embrassades sont chaleureuses, elles sont à la mesure de notre joie. Joie mise à mal par ces première minutes. Je ne connais rien de plus inconfortable que ces premières minutes,… le temps passe en empiétant sur l’inconscience que nous avons de lui d’accoutumé…. Alors on le comble ce temps avec des banalités, des politesses.
Je lui demande ce qui l’amène à Lyon.
Il revient de vacances, et n’est là que de passage. Un ami doit venir le récupérer pour l’emmener à Marseille. On plaisante un peu sur des conniasseries. Et tout à coup l’invitation est lancée : Et pourquoi tu ne viendrais pas avec nous ?
C’est vrai pourquoi pas ? mon sac est déjà fait et je n’ai rien d’autre à faire que FUIR .. alors c’est décidé j’embarque.
On attend l’ami, deux bonnes heures. Le temps est maussade, mais cela ajoute une pointe de nostalgie à nos retrouvailles. Dans l’attente, on s’installe dans un mâchon. L’endroit n’est pas super branché et c’est ce qui me plait… . On égrène nos nouvelles. Mais c’est même pas cela qui importe, c’est juste d’être là l’un face à l’autre…. Le trouble, l’émotion ou je ne sais quoi le rend vraiment bête mais j’aime cette bêtise… il plaisante de tout… là c’est mon Ymran.
Lorsque je commande un grog sans alcool, il lance son fameux : echtibtritis. Je ne sais toujours pas ce que cela veut dire (si cela a un sens), mais ça doit être une moquerie sur mon incapacité à consommer de l’alcool.
Très longtemps on nous a pris pour des amants. Mais…nos rapports n’ont jamais été de cette nature. On a inévitablement joué à se séduire, on le fait peut être encore aujourd’hui. Mais c’est autre chose.
Il trouve que le temps me bonifie… je sais que ce genre de compliment appelle une réplique de la même nature, mai je ne suis pas en état de soutenir ce type de banalités. Je change donc de sujet, et lui demande ce que devient sa vie. Il me parle de son « Job », de ses réguliers, de ses rencontres occasionnelles, de son amour déçu… en somme rien n’a changé, c’est tant mieux.
L’ami téléphone, et nous allons le rejoindre. « c’est lui qui vient » me dis Ymran… Le gars a un air qui me dit qqchose.. mais je ne suis pas certain. L’ami se nomme Bernard, et en effet on se connaît par le biais de gay-attitude. Et encore une fois re-banalités, re-politesses….
Leurs rapports semble être assez tendres, et comme je n’aime pas trop avoir l’air d’être le porteur de chandelle, je me plonge tout au long du voyage dans le Livre d’un homme seul (de Gao Xingjian). Arrivé à la fin du 24° chapitre, je m’arrête sur un texte sublime ne voulant pas être déçu par le reste du roman. Les petits jeux de Ymran et de son compagnon sont amusants. Un vrai couple gay de pub…. Je ferme les yeux, faisant semblant de dormir pour ne pas les gêner. Et très vite ma pensée plonge pour rejoindre Léo. Je sais qu’il ne comprend pas pourquoi je ne me suis pas retourné vers lui cette fois-ci. Cela ne te suffit pas de m’avoir réappris à vivre ? (car ne nous abusons pas nous-mêmes, cette vie d’aventures, de rencontres, … d’instabilité n’est et ne doit être qu’un phase de transition) Hélas ou heureusement, mes sentiments pour toi me rendent vulnérable, et il me faut être fort, être implacable pour affronter cette crise. Et puis je n’aimerais pas que tu me vois dans cet état… alors garde pour toi tes désirs tus et moi je garderais pour moi-même mes crises.
Les voisins de palier d’Ymran sont vraiment étranges. A peine leur porte dépassée, on les entend derrière crier « sale enculé » « tarlouse » et d’autres finesses. Je lui fais part de mon inquiétude, les agressions homophobes dans le Sud sont devenues un fait de mode j’ai l’impression, c’est à celui qui cassera le plus de pédés que l’on s’amuse…. Mais il n’a pas l’air plus inquiet que cela… Bertrand, lui a renforcé les serrures,…oui c’est pas très rassurant n’empêche.. B. ne rentre pas avec nous, Y. me dit qu’il part rejoindre sa femme.
Nous passons une soirée en tête-à-tête… et malgré cette intimité je ne veux pas parler de moi, il n’y rien à en dire… on parle donc de lui, et plus le temps passe, plus je me rends compte que c’est plus le gosse de 19 ans avec sa tête de faune qui me fait face, … c’est un homme plein de charme qui est là en train de me parler de ses projets…lorsqu’il me lance : Tu n’as pas envie de moi ? … je me demande s’il n’a pas lu dans mes pensée ? C’est comme à chaque fois que je te vois…. Et pourquoi ne pas satisfaire enfin ce désir….(là je pense au Masturber le désir de Greg) Car cela a toujours était ainsi et c’est pas plus mal…. Tu crains pour Léo, mais il ne l’apprendra pas…. Non c’est pour moi que je crains…(silence)… tu l’as déjà trompé ?… Oui… Plusieurs fois ? …Oui… Je ne te plais donc pas ?...(silence) … J’ai envie que tu me prennes … (silence, je sais que quoiqu’il arrive j’aurais des regrets alors ne bougeons pas, respirons à peine et . ) … Tu auras toujours le don de m’esquicher… (re-silence, mais cette fois je m’approche de lui, caresse sa joue et l’embrasse ; je sais que je n’irais pas plus loin, c’est peut être pour cela que se baiser me sembla si voluptueux) . et voilà encore cette nausée. C’est la seconde fois que je ressens comme un dégoût. Il faut se rendre à l’évidence, même si tout mon être était poussé vers un autre, mes lèvres resteraient comme fidèle à la bouche, à la peau de Léo. Ah ! cette « maudite mémoire des organes ».
Ymran se sent comme trahi, et je ne comprends mais quoi faire ?
J’aurais dû te mettre la main dessus avant Léo … Je ne sais pas peut être… Mais pour les massages c’est toujours permis, hein ? …(j’éclate de rire) Oui c’est permis.
Voilà un de mes talents les plus subtiles : l’art de masser autrui.
Il s’assoupie sous mes mains, et je reste là seul avec une envie insatisfaite. Et puisque je ne ressens pas de fierté pour ma fidélité il me faut calmer mes désirs en m’oubliant dans une activité « presque » aussi jouissive. Je lis donc les blogs que j’avais imprimés… et la première phrase que je lis est « c’est quand presque est là que la vie démarre », je suis à un presque près mais c’est le début de rien au contraire.
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