La pensée pure doit commencer par un refus de la vie. La première pensée claire, c'est la pensée du néant.
Bachelard (Gaston), La Dialectique de la durée (P.U. F.).
Pourquoi le cacher ? J’y pense à chaque moment depuis tant de mois. « L’euphorie » du début fait très vite place à la peur à la fatigue à la lassitude, oui l’affreuse lassitude qu’on a de nous même de ceux qui nous entourent de ceux qui nous maintiennent là alors qu’il serait si simple, qu’il serait vital même de baisser les bras pour qu’enfin tout cesse.
Mais les autres plus que nous même se souvient de ce qu’on était. Les autres plus que nous même désirent nous retrouver.
Comment leur dire que je ne suis plus celui qui fut ? comment leur dire sans perdre définitivement ce qui nous retient là que leur présence, que leur amour, que leur volonté sont des blessures ?
Alors on me répète « tu es fort » comme pour me rappeler ce que j’étais. Je ne suis plus celui là. Même si je le désirais je ne saurais plus l’être. Je pue la mort, je ne reconnais plus, lorsqu’il arrive que mon regard les croise, mes mains, ni mes pieds d’ailleurs.
J’aurais pu être fort dans un autre corps plus dans celui-là. Celui là n’est bon qu’à se traîner, qu’à subsister.
J’arrive à en vouloir aux autres n’ayant plus la force de m’en vouloir.
12/10/05 - 14:19
Je crois que tu as été assez clair là...pas besoin d'en rajouter.
Pour ma part je vais me contenter de continuer à prier pour ta guérison.
furyo